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Changé. Loudon, le spot idéal des amoureux de la nature... |
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Un héron cendré, trônant fièrement au fond de l’étang de Loudon. © Tony Drappier
Au bord de l’eau. Nichés entre Changé et Parigné-l’Évêque, les étangs et les bois de Loudon sont très prisés des ornithologues, photographes et autres passionnés de faune et de flore.
Reportage
Tôt ce matin, Thierry, Marc et Jean-Michel se sont postés au bord de l’étang. Bien camouflés, à l’affût, équipés d’appareil photo, qu’attendent-ils ? Un balbuzard pêcheur, un rapace qui ne se nourrit que de poissons, dont un spécimen survole les environs depuis quelques jours.
 Ça n’est pas commun de le trouver par ici, il faut en profiter, d’ici fin août, il ne sera plus là ,
souligne Thierry. Il est capricieux ! On l’a aperçu ce matin, il a fait deux ou trois tours mais il n’a pas pêché.Â
Nos trois passionnés viennent presque tous les jours, l’oiseau apparaît généralement entre 8 h et 10 h.  Je l’ai pris en photo avec une tanche dans le bec »,
s’enthousiasme Jean-Michel.
Bondrée apivore, fauvette pitchou
Les étangs de Loudon sont réputés pour abriter des espèces d’oiseaux telles que des petites et grandes aigrettes, des cormorans, des canards, des martins-pêcheurs, et des hérons cendrés, pourprés et gardes-bœufs. Mais on y rencontre parfois d’autres familles.
 Il y a une colonie de mouettes rieuses, au moins 200 à 300,
énumère Jean-Michel. Il y a un couple de cigognes noires qui niche dans les bois de Loudon. On a aussi aperçu une bondrée apivore, c’est assez rare ! Ainsi qu’une fauvette pitchou dans le chemin plus loin.Â
Des oiseaux mais pas que !
Grenouilles et couleuvres peuplent ces étangs et bien d’autres animaux fréquentent les environs.  Hier, une martre des pins est sortie juste là . C’est la deuxième fois cette semaine que je l’aperçois »,
s’étonne l’un d’eux. Son acolyte se souvient :  Lors du brame, on a aperçu une trentaine de cerfs, au fond, là -bas.Â
L’endroit abrite une flore exceptionnelle, dont quelques espèces rares. Jean-Michel susurre :  Derrière la route, il y a des orchidées sauvages.Â
Thierry, l’œil vissé dans sa lunette, observe :  On vient passer un bon moment, il n’y a pas que ce qu’on voit et ce qu’on entend, il y a aussi ce qu’on ressent.Â
Ils y passent des heures, une façon de se ressourcer.  L’observation, c’est toute l’année, car on n’y voit pas les mêmes choses,
explique Thierry. Ce loriot, dans l’arbre, là , par exemple, vous ne le verrez pas cet hiver !Â
Tony photographie une biche à peine perceptible au loin.  Je m’attardais sur ce bel endroit quand je passais dans le coin faire des dépannages. Dès ma retraite, je me suis acheté un appareil d’occasion et je m’initie à la photo.Â
Sylvie, son épouse, l’accompagne, mais elle, crayons à la main, elle croque la nature dans son petit carnet.