|
Changé. Le personnel de la pouponnière en grève : « Nous sommes les oubliés du Ségur de la santé »... |
1
90 % du personnel de la pouponnière du Perquoi était en grève : « Nous sommes les oubliés du Ségur de la santé qui pénalise nos revalorisations salariales. Nous voulons y être intégrés ». © Le Maine Libre
Le personnel de la pouponnière du Perquoi a débrayé quelques heures, jeudi 19 mai 2022.
Le comité social et économique de la pouponnière du Perquoi à Changé était en grève de 13 heures à 16 h 30 ce jeudi 19 mai 2022.
La grève a été suivie par 90 % du personnel toute catégorie confondue. Il se relayait pour assurer un service minimum auprès des enfants. Ce qui a fait déborder le vase, c’est que nous ne sommes pas intégrés au Ségur de la santé. Cela nous pénalise sur un plan salarial
, explique une représentante du personnel.
« Un manque de reconnaissance »
La revalorisation des salaires figure parmi leurs revendications. Nous travaillons dans un établissement privé, la différence de salaire avec le secteur public est importante et ce, malgré la revalorisation du Smic.
En cause : La convention 51-66 nous classe 51 pour le privé.
La question est donc que manque-t-il pour entrer dans le Ségur ? On est les oubliés du Ségur
, déclare une salariée. On est un maillon essentiel au bien-être sociétal, comme les métiers de la santé et de structures de la protection de l’enfance
, ajoute une autre. Nous ressentons un sentiment d’injustice.
Nos métiers ne deviennent pas attractifs. Nous travaillons à flux tendu malgré les efforts de la direction. Nous ne sommes pas reconnus au regard de nos diplômes, nos qualifications. Ce qui entraîne une perte de sens à ce qu’on fait.
+ Sarthe. De plus en plus de mineurs placés en accueil d’urgence
Les représentantes du personnel tenaient à préciser : Nous avons le soutien de notre direction et de l’association du Perquoi MSA.
Le personnel souhaite une rencontre avec le conseil départemental. Il est prêt à reconduire un nouveau mouvement de grève.
Rencontrée, Karine Le Cam, directrice déclarait : Je soutiens pleinement les équipes pour la revalorisation salariale. Le conseil départemental est à l’écoute de nos difficultés. Il nous a donné les moyens pour du renfort de personnel en cas de supplément d’activités.