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Changé. Diverscènes : une fin en apothéose... |
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L’Orchestre national de Barbès a terminé le festival Diverscènes en apothéose. © Le Maine Libre
Le festival Diverscènes s’est achevé en beauté, samedi 21 mars, avec une soirée à l’image de sa programmation éclectique et engagée. Pour baisser le rideau de cette 12e édition, l’Orchestre national de Barbès a offert un final vibrant.
« Tous les rendez-vous du festival ont affiché complet », se réjouit Julien Hubineau, président de Diverscènes. Cette édition a débuté en janvier à Changé avec une soirée d’ouverture composée de trois concerts, dont le très attendu Poolidor et son concept original de « Berberrichon ».
En février, le festival s’est poursuivi à Coulaines avec la venue du groupe Gnawa Diffusion. Le public a également répondu présent aux propositions culturelles annexes, comme le stage de danse et la conférence « gesticulée ».
Le point d’orgue de cette édition s’est tenu lors de la soirée de clôture, coorganisée avec le centre Rabelais.  Je les avais vus il y a une quinzaine d’années à un festival
, explique Julien Hubineau. Je n’imaginais pas un jour les inviter. Ils se produisent sur de grosses scènes ». L’invitation a été lancée  comme une bouteille à la merÂ
et ils ont accepté. « C’est une grande satisfaction », confie-t-il.
Une soirée magique
En première partie de la soirée, le DJ John John Masterbeat a plongé le public dans un voyage musical aux sonorités du Maghreb et de l’Orient. Il a été rejoint par Asma Sebaha pour une initiation aux danses du Maghreb, tandis qu’un stand de tatouages au henné complétait l’expérience.
Accueilli par des youyous, l’Orchestre national de Barbès n’a pas tardé à entraîner les 420 spectateurs dans son univers festif et métissé. Le groupe a même présenté un titre inédit, pour le plus grand plaisir du public.
Créée en 1996 autour du bassiste Youcef Boukella, ancien musicien de Cheb Mami, la formation réunit des artistes d’horizons variés (algériens, tunisiens, marocains et français…). Une diversité qui se retrouve dans leur musique, mêlant gnawa, reggae, rock, funk et jazz. Une richesse artistique nourrie par la pluralité des influences et la liberté laissée à chacun des musiciens. « On fait une musique qui nous correspond », résument-ils. « C’est totalement l’ADN de Diverscènes », souligne le président.