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Champagné. La lutte contre le harcèlement se poursuit... |
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Faire le procès du harcèlement. © Le Maine Libre
Le centre d’animation sociale (CAS) et le collège de Champagné continuent de lutter contre le harcèlement scolaire. Au programme des 4e : une pièce de théâtre interactive.
 Le harcèlement scolaire reste un fléau : violences physiques, verbales, sexuelles, exclusion du groupe, calomnies… Il est pluriel. L’essor des réseaux sociaux et la place qu’ils tiennent dans la vie des jeunes sont une des causesÂ
, note Laurent Bargna, animateur au CAS.  Dans toutes les situations, le groupe prend les commandes face à une victime isolée. C’est aux autres, aux témoins, de signaler le cas aux adultes, à leurs parents, aux animateurs, aux enseignants, aux personnels du collège… À nous d’être vigilants et à l’écoute. Mais attention, tout conflit n’est pas du harcèlement, il faut faire la part des choses ».
Le centre d’animation sociale a de nouveau fait appel à la compagnie Groupe Déjà afin de faire le procès du harcèlement. Au propre comme au figuré, la compagnie a reconstitué une salle de tribunal. Les comédiens se sont partagé les rôles : président du tribunal, avocat général, celui de la partie civile, harceleurs, harcelés, super CPE… Dans la journée, vendredi dernier, la pièce était jouée pour les élèves de 4e, en soirée, les familles étaient invitées.
Davantage de violence
 Le harcèlement existe depuis l’invention de l’école. Mais depuis une vingtaine d’années, on met un nom sur ces pratiques particulièrement dévastatrices et répréhensibles. C’est tous les jours. C’est insidieux, pervers, manipulateur. Ce sont des moqueries, sur le physique, les vêtements. On s’aperçoit aussi que les insultes sont de plus en plus violentes. Autrefois, on parlait d’un con, aujourd’hui, c’est tout de suite un fils de pute… Les termes se banalisent, parfois, ce n’est même plus considéré comme une insulte. Rappelons tout de même que certaines victimes de harcèlement se suicident, ce n’est pas anodinÂ
, rappelaient les comédiens.  Pour ce procès, le harcèlement comparaît devant ses victimes : enfants, adolescents et adultes de différents établissements scolaires. Cet individu dangereux aux multiples facettes mérite un jugement exemplaireÂ
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