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Champagné. Des roussettes pour les enfants à carnaval... |
À la dernière assemblée générale de Femmes solidaires à Champagné, Marie-Françoise Laude, trésorière, et Marie-France Loriot, secrétaire, depuis le début, ont passé la main.
« À l’origine, il s’agissait de l’Union des Femmes françaises que nous avons créée à Champagné en 1973, à la suite de Jeannine Haudebourg qui avait fait de même au Mans, un an plus tôt. L’association est ensuite devenue Femmes solidaires en 1991 » précise Marie-Françoise Laude, trésorière durant 53 ans. « L’objectif était d’organiser des cours de gym et diverses activités pour les femmes et les enfants. Plusieurs collègues enseignantes étaient aussi partie prenante. Il y avait également des expositions, des conférences sur la contraception, sur les méfaits de la télévision sur les plus jeunes, par exemple, mais aussi un carnaval pour les enfants avec des roussettes au goûter. » « On fabriquait jusqu’à 10 kg de pâte le matin avec Huguette Courant. Puis on la faisait pousser avant de découper des formes à l’emporte-pièce » se souvient aussi Martine Provost, présidente depuis quatre ans.
Entre bourse aux jouets et modern’jazz
« Pour la bourse aux jouets, on avait commencé dans les sous-sols des HLM. On proposait aussi des animations avec les Francas. Et puis, il y avait également des opérations de solidarité avec l’étranger, souvent en partenariat. Je me rappelle d’une aide au Vietnam, portée par le Secours populaire. C’étaient des couvertures tricotées par les filles de chez Souriau à leurs pauses. Elles avaient aussi organisé un match de foot féminin solidaire. En 1982, nous avons également mis en place des cours de modern Jazz, ça fonctionnait vraiment bien. Il y a aussi eu des actions avec le Chantier Formation Insertion de Champagné, notamment une soirée soupe et tartines… Plusieurs des activités que nous avons lancées ont ensuite été reprises par d’autres associations. Il nous reste cependant les cours de gymnastique volontaire et la bourse aux jouets, aux livres et articles de puériculture. Ça rend service à beaucoup de familles » reprend Marie-Françoise Laude. « Il y a toujours eu une très bonne ambiance à l’UFF puis à Femmes solidaires » glisse Marie-France Loriot qui partage les mêmes souvenirs.