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Champagné. « Cela demande beaucoup de préparation »... |
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Alexis Frumery et Cisba, une bretonne de 14 ans appartenant à Christian Froger. © Le Maine Libre
Alexis Frumery, que tout le monde surnomme Frum’, sera le porte-drapeau, pour la première année, également. L’an dernier, il était aussi le vainqueur des joutes équestres.
Le Maine Libre : Quel est votre parcours ?
Alexis Frumery : « J’ai 30 ans et je suis chef d’équipe pour une plateforme automobile spécialisée dans les pièces de rechange. Ce sera aussi ma 5e participation à la Fête des lances mais la première comme porte-drapeau. Être à ce poste me permet de découvrir le fond de la fête. Quand on est lancier, on voit comment ça se passe mais on se laisse guider. En tant que porte-drapeau ou capitaine, il faut penser à tout, même les détails. »
Quel est le rôle du porte-drapeau ?
« Avec le capitaine, il prépare la fête. Il y a des choses que l’on doit prévoir longtemps à l’avance : refaire faire des picots, des lances, trouver un lieu pour s’habiller le dimanche matin… Je suis d’ailleurs surpris qu’il y ait autant à prévoir en amont. Heureusement qu’il y a beaucoup d’anciens autour de nous, parmi les meneurs, ou d’autres pour nous expliquer et nous donner des pistes. Le porte-drapeau apprend aussi beaucoup du capitaine. Le jour J, il porte l’étendard de la compagnie et au bris des lances, il envoie les chevaux vers le poteau de quintaine. »
Quel est le plus difficile dans la préparation ?
« D’abord, c’est trouver des gars, dans l’entourage des uns et des autres, pour beaucoup. Il nous fallait trois nouveaux lanciers, cette année, obligatoirement célibataires, ça fait partie du code des lanciers. Quand on a les treize gars, on désigne celui qui aura le rôle de Judas. Souvent, c’est le plus jeune, ou celui qui n’est pas habitué à monter à cheval. Judas ne participe pas au bris des lances contre le poteau de quintaine, il fait la quête parmi le public. Ensuite, on constitue les deux groupes : celui du capitaine et du porte-drapeau avec cinq lanciers dans chacun. On a aussi dû remplacer deux meneurs, cette année. Il a aussi fallu trouver les lieux ou manger quand on est tous ensemble, chercher les maisons qui nous accueilleront à la tournée du lundi, lendemain de la fête. Le samedi, nous nettoyons le terrain, de tout ce qui pourrait blesser les chevaux. Il y aura aussi un dernier entraînement. »