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Challes. Vicariat : querelle autour d’une rénovation... |
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Sans surprise, la réunion des intervenants a laissé chacun camper sur ses positions. © Le Maine Libre
Le maire, Guy Fourmy, a réuni tous les intervenants au pied du mur de l’ancien vicariat dont François Pasquier conteste la rénovation, afin de mettre les choses à plat.
Mais difficile de désarmer le défenseur du petit patrimoine brandissant les « préconisations motivées, obligatoires » de M. Gauthier, l’architecte des Bâtiments de France, qui selon lui, n’ont pas été respectées. « Au lieu d’un mortier de chaux aérienne, vous avez employé un produit de substitution », accuse-t-il, déclenchant l’intervention de Pascal Rabeaot du groupe Parex, le fournisseur : « Nos produits prêts à l’emploi sont adaptés aux bâtis anciens. Ils ne comportent pas de ciment, se composent à 70 % de chaux, sont hydrofugés et laissent respirer les supports ».
Hydrofuge ? Ou pas ?
« Il ne faut surtout pas que ce soit hydrofuge. Trois quarts de chaux et le quart restant, ce sont des adjuvants », s’insurge François Pasquier, ulcérant Guy Fourmy : « Arrêtez de dire qu’ils ne sont pas adaptés. Les fiches techniques ont été soumises à M. Gauthier qui les a approuvées. Il faut évoluer avec son temps. Si on vous écoutait il faudrait jeter l’enduit à la truelle ».
«Nous n’avons que du gratté-brossé»
« C’est Clochemerle », soupire Pascal Rabeaot, car la finition oppose également François Pasquier ne démordant pas des préconisations « enduit lissé à la truelle et gratté-brossé. Là , on n’a que du gratté-brossé », et Guy Fourmy qui se réfère à la déclaration de travaux « d’aspect gratté ou lissé à la truelle. Et l’architecte a validé le projet. Mais vous seriez prêt à faire dépenser des fortunes juste pour votre satisfaction ».
François Pasquier dément : « C’est pour le patrimoine et le bien public ». Sébastien Cordier, l’entrepreneur chargé des travaux, reproche : « En disant qu’il faudra remettre la sauce dans 5 ou 10 ans, vous sous-entendez qu’on a bâclé le travail ». « Je ne remets pas en cause votre travail et n’ai aucun reproche à vous faire. C’est la municipalité qui a laissé faire des choses qui ne sont pas de sa capacité » se récrie François Pasquier.
Le maire conclut : « Avec vous, ce ne sera jamais bien. Pour notre part, nous avons respecté les directives des Bâtiments de France ».