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Challes. « Ce ne sont pas des logements sociaux »... |
Guy Fourmy, maire de Challes, a tenu à répondre aux récriminations des riverains de La Maladrie
« Je comprends que les gens se posent des questions, ça ouvre la porte au dialogue et peut s’avérer constructif. Ce projet ne pouvait pas être évoqué pendant la campagne électorale pour la simple raison qu’il s’est concrétisé pendant le confinement. Nous avons été sollicités par la société Écovivre pour un projet privé qui a été présenté au conseil municipal dès que nous en avons reçu les plans et une réunion a été organisée avec les riverains qui ont demandé – et obtenu — certaines modifications, mais concernant le nombre de logements, la société était très claire : c’était tout ou rien », explique-t-il.
« Dans le PLU était juste évoquée la possibilité de réaliser un lotissement à cet endroit au même titre que deux autres prévus au PLU. Or le cabinet chargé de l’étude de faisabilité a commis une erreur en prévoyant 70 % d’espaces verts, ce qui était impossible compte tenu de la consigne du Scot (Schéma de cohérence territoriale) qui impose 60 % d’emprise au sol pour les constructions. Avec vingt logements sur 6 000 m2, on reste en cohérence avec le PLU émis à l’époque et les constructions avoisinantes. La zone humide se situe derrière et les bacs de réception des eaux de toitures sont sur la zone constructible », poursuit-il
Le maire précise : « Ce ne sont pas des logements sociaux : quatorze sont des logements locatifs gérés par un bailleur privé et six en accession à la propriété. Nous ne sommes pas dans l’urgence, mais les gens se plaisent à Challes et ceux qui s’y sont installés il y a quinze ou vingt ans y restent quand leurs enfants ont grandi. » Avant de conclure : « Même si nous tenons à maîtriser la construction afin de conserver notre caractère villageois, attirer de nouvelles familles c’est aujourd’hui un passage obligé pour préserver l’école et les commerces. »