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Ces jeunes apprentis se relèvent les manches pour nettoyer et entretenir un cours d’eau dans le sud de la Sarthe... |
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Mathéo, Colin, Noé et Loris, sont très satisfaits d’avoir participé au chantier à Luché-Pringé (Sarthe). © Ouest-France
Une vingtaine de jeunes apprentis – qui préparent un Bac pro « aménagements paysagers » – ont relevé les manches pour soigner le cours d’eau l’Organne, à Luché-Pringé, près de La Flèche (Sarthe), jeudi 6 et vendredi 7 novembre 2025.
Commencé en 2024 à la même époque, le chantier pédagogique du Centre de formation des apprentis (CFA) de Rouillon (Sarthe) s’est poursuivi jeudi 6 et vendredi 7 novembre 2025. Encadrés par trois de leurs professeurs, une vingtaine de jeunes apprentis – qui préparent un bac pro « aménagements paysagers » – ont relevé les manches pour soigner le cours d’eau l’Organne, à Luché-Pringé, à l’est de La Flèche (Sarthe).
« Combiner théorie et pratique »
Le centre de formation agit depuis plus de dix ans en partenariat avec le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) pour organiser ces chantiers et entretenir les zones humides de la vallée du Loir. « C’est l’opportunité de combiner la théorie, enseignée à ces futurs professionnels, et la pratique de gestion des milieux naturels », explique l’éducateur du CPIE qui coordonne le chantier, Mathieu Brossard. Situé en contrebas du lieu-dit les Caforts à Luché, le site s’inscrit dans le périmètre Natura 2000 Vallée du Loir, qui s’étend de Vaas à Bazouges-Cré-sur-Loir.
Procéder à un éclaircissement raisonné
Le groupe a notamment pour mission de restaurer la ripisylve, l’ensemble des végétaux autour d’un cours d’eau, de l’Organne, qui contribue à la biodiversité et au maintien d’un bon écoulement du cours d’eau.
« Il faut débarrasser la berge des embâcles [accumulation naturelle de matériaux apportés par l’eau, N.D.L.R] qui gênent l’écoulement de l’eau, identifier et sélectionner des arbres comme le saule, le frêne ou l’aulne, qui aiment les sols frais et humides et vont s’enraciner en profondeur, aidant au maintien des berges, détaille Mathieu Brossard. Mais aussi éliminer ceux qui les fragilisent comme le peuplier au système racinaire qui se développe en surface, présentant un risque de chute. »
Des stages en entreprise décisifs
« C’est bien la théorie, mais sur le terrain c’est encore mieux, s’exclame Mathéo. On prend vraiment la mesure des enjeux de la biodiversité, pour la planète et pour notre avenir. » Avec ses amis, Colin, Noé et Loris, ils passeront leur bac pro en juin. C’est le stage en entreprise effectué en classe de 3e qui les a confortés dans leur choix : « Moi, j’ai fait mon stage avec des paysagistes chez Pascal Maudet à La Flèche. J’ai vraiment apprécié le travail et l’esprit d’équipe de cette entreprise  », relate Loris.
« Ils ont vraiment fait du bon travail »
« Mon oncle est agriculteur. C’est lui qui m’a donné envie de travailler au grand air et de respecter la nature », complète Morgan, en interrompant son débroussaillage. Les apprentis ont pu échanger avec les agents du syndicat mixte Fare, Loir, Aune, Marconne et Maulne (Flamm) et profiter de leur expertise. « Ils ont vraiment fait du bon travail », conclut la technicienne de rivière, Valérie Monchâtre, saluant la belle motivation de ce groupe.