|
Ces collégiens sont investis dans un projet architectural de classe extérieure... |
1
Les élèves posent fièrement devant leurs maquettes créées entièrement de leurs mains. © Stéphanie COURET
Dans le cadre du parcours d’arts plastique renforcé, vingt élèves du collège Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle de Teloché collaborent avec l’artiste Lucas Grandin pour travailler sur un projet concret d’aménagement de leurs cours.
Depuis la rentrée de 2019, le collège Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle de Teloché propose un parcours renforcé d’arts plastiques avec deux heures supplémentaires par semaine composée de vingt élèves de 4e et 3e. C’est dans ce contexte que l’académie a permis la création d’une galerie d’art à vocation pédagogique directement à l’intérieur du bâtiment pour y exposer leurs travaux. Ouverte le mardi et le vendredi sur le temps du midi elle permet d’ouvrir tous les collégiens aux arts visuels.  Le but premier est de faire venir les artistes dans les établissements scolaires car nous n’avons pas toujours l’occasion de sortir. Grâce à ce dispositif c’est la culture qui vient à eux »,
explique Stéphanie Couret, professeure d’art plastique et responsable de cette section.  Je change régulièrement de thème et de forme d’art pour développer leur curiosité. En ce moment nous recevons Lucas Grandin, un artiste manceau ».
Un artiste manceau
Lucas Grandin est un artiste plasticien, natif du Mans et résidant toujours en Sarthe, avec une attention particulière portée à l’urbanisme et à l’architecture. Plutôt habitué à l’art international, il réalise en parallèle six à sept projets scolaires par an à l’image de celui de Teloché.  Malgré leur jeune âge, les élèves ont été très efficaces et eu beaucoup d’idées,
raconte l’artiste  Le travail a été fait avec énormément de sérieux », il faut savoir leur faire confiance ».
Un projet de classe extérieure
Après la création de mobiliers en bois pour leur cour de récréation, Lucas Grandin travaille avec les collégiens sur la création d’une salle de classe extérieure.  Le projet s’étalera sur deux années : cette année sera consacrée à la création des maquettes par petit groupe de travail et l’an prochain à la conception. En deux jours cinq maquettes ont été créées de A à Z et exposées dans la galerie »,
indique l’enseignante. La maquette choisie sera ensuite adaptée aux normes de sécurités et de longévités nécessaires avant de passer à la phase de budgétisation.  C’est très enrichissant pour eux d’investir un espace construit et vécu par euxÂ
conclu Lucas Grandin.