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Ce lundi sur TF1, la série « Clem » se met à l’heure bretonne dans un épisode inédit... |
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Lucie Lucas, Laurent Gamelon, Bernard Yerles, Jean Dell, AgustÃn Galiana, Carole Richert, Thomas Chomel dans « Clem, la rando en famille ». © Ch. Lartige/Merlin Productions/TF1
Près d’un an après la diffusion du dernier unitaire, Clem et sa tribu sont de retour dans un double épisode inédit tourné en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes-d’Armor, où l’héroïne Lucie Lucas s’est installée.
Dans le long épisode inédit intitulé Clem, la rando en famille , diffusé ce soir sur TF1 , la grand-mère paternelle de Clem’ meurt. Dans son testament, elle demande à Clem’ et son père de faire une randonnée ensemble. En marchant, les deux vont se rapprivoiser et apprendre à se faire confiance à nouveau. Une invitation pertinente à percer les secrets de famille et à cultiver la communication. Lucie Lucas, l’héroîne de la série, nous raconte ce tournage... à domicile.
Pourquoi ce nouveau numéro de Clem ?
Comme les derniers épisodes avaient très bien marché, la production et la chaîne ont souhaité en faire encore. De mon côté, je leur avais déjà expliqué que j’étais fatiguée des trajets et que je voulais tourner plus près de chez moi. Ils m’ont donc proposé ce scénario qui m’a bien plu. D’abord parce que c’était vraiment un film choral. Or, pour moi, tout le charme de Clem , c’est la tribu. Le côté randonnée m’a aussi séduite parce que Clem est une série plutôt citadine et là , on changeait vraiment de décor. À tel point qu’on a presque eu l’impression de faire un autre programme, tant le tournage nous a dépaysés.
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Qu’avez-vous ressenti en retrouvant votre personnage ?
Ça m’a fait très plaisir. D’autant plus que cette fois-ci, je pouvais rentrer chez moi le soir. Ça a donc complètement changé mon rapport au travail. Je n’avais pas le stress de devoir construire un personnage tout en m’habituant à un nouvel environnement. Je connaissais les décors, les autres comédiens. Le rêve ! En plus, ça faisait un moment que je parlais à l’équipe de ma vie à la campagne. C’était chouette de lui montrer ce qu’on y faisait concrètement.
Et vos compagnons de route, comment ont-ils vécu ce retour à l’écran ?
Globalement ils étaient tous motivés. Mais il y a beaucoup de personnages dans la série, et en deux heures de film, c’est compliqué de donner quelque chose à défendre à chacun. Cela génère donc forcément des frustrations qui sont totalement compréhensibles. Il y a aussi des problèmes de disponibilité. On ne peut pas demander aux acteurs de bloquer toute leur année dans l’espoir d’avoir Clem donc chacun avance. Toute la difficulté après est d’arriver à concilier les emplois du temps. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on adore se retrouver et jouer ensemble.
Après quinze ans, avez-vous encore des sujets à défendre ?
Clem’ et sa tribu, je les vois comme une allégorie de la société contemporaine. Tant qu’il y aura des sujets d’actualité importants qui créent le débat, il y aura des histoires à raconter. J’aimerais notamment qu’on parle du racisme, du sexisme, de la différence, des violences ordinaires qu’on peut subir…
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Pour vous, la série a donc encore un avenir malgré son arrêt officiel…
Je trouve qu’il y a encore du sens à la faire perdurer puisqu’elle permet d’ouvrir la parole dans les familles, de confronter ses opinions, de débattre… Après il faut que les scénarios résonnent en nous et que les téléspectateurs nous suivent. Mais si on peut continuer à faire un numéro par an, je serais contente. Après, je n’impose rien. Chaque année, on en rediscute avec la production et la chaîne et on prend la décision ensemble.
TF1, 21 h 10.