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Carmen Suteau, vigneronne à Barbechat, préside la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique... |
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Carmen Suteau, vigneronne à Barbechat (Divatte-sur-Loire), est la nouvelle présidente de la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique. © Ouest-France
Elle a été élue ce mardi 4 mars, pour piloter la structure gagnée par l’alliance des syndicats agricoles FNSEA et Jeunes agriculteurs début février. Et entame un mandat marqué par la problématique du renouvellement des fermes.
Pour la première fois, une femme prend la présidence d’une chambre d’agriculture en Pays de la Loire. Carmen Suteau, vigneronne à Barbechat (commune de Divatte-sur-Loire) a été élue, ce mardi 4 mars, à la tête de cet établissement public qui, sous la tutelle de l’État, accompagne les agriculteurs de son secteur. Outil de développement et de conseil également au service des collectivités, la chambre est pilotée par des agriculteurs élus au suffrage universel tous les six ans.
FNSEA et JA
Début février, c’est l’alliance de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs qui avaient remporté la mise en Loire-Atlantique, comme à chaque fois depuis 2007.
Carmen Suteau, impliquée depuis longtemps dans le bureau (elle en était la secrétaire générale au cours du mandat précédent), a accepté la présidence après quelques échanges avec son mari et son fils, confie-t-elle. Car la famille gère non seulement un domaine viticole, mais aussi un élevage de vaches allaitantes. Et son nouveau rôle s’annonce chronophage : « Un mi-temps, je pense », estime-t-elle. Un mi-temps à onze heures par jour, la reprend Mickaël Trichet, le premier vice-président. Carmen Suteau n’exclut pas, d’ailleurs, de céder sa place en cours de route, pour laisser le temps à la jeune génération de « monter en puissance ».
Moitié moins ?
Cette relève agricole est au centre des préoccupations. En Loire-Atlantique, signale Frédéric Maudet, directeur adjoint de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire, « il y a actuellement deux à trois installations seulement de nouveaux agriculteurs pour cinq départs ». Dans cinq à dix ans, localement, la moitié des exploitants sera à la retraite. Comment faire pour que les fermes ne fondent pas comme neige au soleil dans les années qui viennent ? C’est l’un des défis cruciaux qui attendent la nouvelle équipe de la Chambre.