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Bessé-sur-Braye. Concert de casseroles à l’école primaire... |
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Les parents d’élèves dans la cour de l’école primaire protestent contre la fermeture d’une classe à l’école élémentaire Paul-Segrétain. Un rassemblement avait déjà eu lieu le 31 janvier dernier. © Ouest-France
Entretien avec Mike Marçais, représentant des parents d’élèves à l’école élémentaire Paul-Segrétain. Vendredi, il protestait en raison de la fermture d’une classe.
Entretien
Pouvez-vous nous rappeler l’objet de ce rassemblement ?
Nous manifestons contre la fermeture d’une classe à l’école élémentaire Paul-Segrétain. D’après nos chiffres recueillis auprès de la directrice et de la municipalité, il y a plus d’inscrits que ceux comptabilisés par la Direction des services départementaux de l’éducation nationale de la Sarthe (DSDEN).
Le seuil minimum est de 92 élèves. À la rentrée de septembre, nous avions 93 écoliers inscrits, maintenant, au mois de mars, nous en sommes arrivés à 100. Elles sont déjà à double niveau. Si, par exemple, une classe ferme et qu’une inscription s’ajoute au CP-CE1, les parents seront redirigés ailleurs, dans d’autres établissements du secteur. Surtout, nous recommandons aux parents qui ont des enfants en âge d’être inscrits à l’école élémentaire de le faire dès à présent et ne pas attendre septembre.
Depuis le tout début des manifestations, à savoir le 31 janvier dernier, le maire, ses adjoints et le Département nous soutiennent dans nos actions.
Comment avez-vous occupé cette matinée ?
Après notre rassemblement de ce matin, nous sommes finalement entrés dans les classes pour un concert privé de casseroles du fait que l’Éducation nationale ne donnait pas de nouvelles. J’ai aussi proposé une animation dansante à la récréation qui a été bien appréciée par les enfants. Preuve que notre manifestation est cordiale et bienveillante, contrairement aux propos tenus par Edwige Brignone, inspectrice de l’Éducation nationale qui nous reprochait d’empêcher les enfants d’apprendre. Ce qui nous inquiète, c’est que si les comptes restent en l’état, l’école sera obligée de refuser de nouvelles arrivées en septembre prochain. Pour un bon apprentissage, les classes ne doivent pas être surchargées.
Qu’attendez-vous de cette action ?
Que les services de l’Éducation nationale nous entendent. Qu’ils prennent en compte le nombre réel d’enfants pour la prochaine rentrée scolaire, ainsi, suivant leur réglementation, aucune classe ne sera supprimée. Nous avons fini par avoir un entretien téléphonique avec Edwige Brignone, responsable de circonscription. Elle a répondu que les chiffres ont été remontés, sans être capable de me les donner. Elle a dit que le calendrier ne changerait pas, c’est-à -dire qu’on ne saura rien avant juin.