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Bernard Arnault et sa famille passent au-dessus des 50 % de participation dans LVMH... |
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Fin janvier, lors de la présentation des résultats annuels, Bernard Arnault (ici photographié le 17 avril 2025) avait indiqué voir « les choses à long terme ». © THIBAUD MORITZ / AFP
« Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions LVMH sur le marché », précise l’Autorité des marchés financiers. L’an passé Bernard Arnault et ses cinq enfants détenaient 49,77 % du capital et 65,89 % des droits de vote.
Fin 2025, Bernard Arnault et ses cinq enfants détenaient 49,77 % du capital et 65,89 % des droits de vote. Cette participation dans le numéro un mondial du luxe LVMH (Louis Vuitton, Moët, Hennessy) a dépassé la barre des 50 %, à 50,01 %, indique ce mercredi 25 février 2026 l’Autorité des marchés financiers (AMF), confirmant ainsi une information obtenue la veille par l’Agence France-Presse (AFP).
« Par courrier reçu le 24 février 2026, le groupe familial Arnault a déclaré avoir franchi, de concert, en hausse, le 19 février 2026, le seuil de 50 % du capital de la société LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton et détenir à cette date 248 874 567 actions LVMH représentant 491 218 121 droits de vote, soit 50,01 % du capital et 65,94 % des droits de vote », rapporte l’AMF.
« Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions LVMH sur le marché », précise l’Autorité. Une source proche du dossier avait indiqué ces nouveaux pourcentages mardi à l’AFP.
Une baisse du chiffre d’affaires de 13 %
Fin janvier, lors de la présentation des résultats annuels, Bernard Arnault avait indiqué voir « les choses à long terme ». La famille du milliardaire « a déjà près de 50 % du capital » de LVMH et « va franchir dans le début de cette année les 50 % », disait-il alors.
En 2025, le bénéfice net de LVMH propriétaire de Louis Vuitton, Dior, Celine, Moët & Chandon ou encore Hennessy, a, selon l’AFP, baissé de 13 % à 10,9 milliards d’euros, pénalisé notamment par la surtaxe exceptionnelle imposée aux grandes entreprises au nom du redressement des finances publiques françaises.
Le chiffre d’affaires du groupe a reculé de 5 % en 2025, à 80,8 milliards d’euros, sous l’effet du contexte géopolitique et douanier international, marqué notamment par une conjoncture plus difficile pour les vins et spiritueux.