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Beillé. L’environnement reste un souci majeur... |
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Une vue aérienne des travaux réalisés sur le bras principal et le bras mort entourant l’île ou se s’est rendu le groupe. © Koos production
C’est une visite insolite et inattendue qu’a proposée Séverine Facchin à des habitants du territoire et quelques curieux qui étaient loin d’imaginer ce qu’ils allaient découvrir entre Boëssé et Villaines.
Un des visiteurs résidant dans la région s’attendait à visiter un chantier : « J’étais loin d’imaginer, qu’aux abords de l’autoroute, s’était recréée toute une biodiversité au niveau de la rivière de l’Huisne grâce à une importante opération réalisée par le constructeur. Une autoroute ça rend service certes. J’avais dans l’idée que l’infrastructure impactait sur l’environnement. Je suis heureux de constater des efforts réalisés en la matière. »
Comme l’a rappelé l’intervenante, en poursuivant la balade le long de l’Huisne : « Il convenait donc de supprimer ce barrage ou seuil artificiel construit dans les années 1970 à une époque où les cours d’eau devaient traverser le territoire et ne pas s’arrêter. On considérait la partie hydrologique et non la partie écologique. »
L’été 2018, débute alors un chantier pour une durée d’environ huit mois : « A commencer par la mise à sec du cours d’eau et la pêche de sauvegarde des poissons, puis la suppression du barrage et des buses dans le bras mort, l’aménagement des berges, la plantation de la végétation en bords de rivière, etc. » Des aménagements qui ont permis un rétablissement complet de la biodiversité originelle : « Aussi bien pour la partie hydraulique que les parties piscicoles et sédimentaires. »
Un suivi assuré
Pour assurer le bon fonctionnement du nouvel aménagement, un suivi écologique est mis en place sur plusieurs années : « Afin de mesurer les résultats de l’opération d’effacement de seuil ou barrage et vérifier que le cours d’eau continue d’être correctement recolonisé par la faune piscicole. Les espèces peuvent à nouveau se déplacer pour accomplir leur cycle biologique dans un environnement propice à leur développement. L’Huisne abrite de nombreuses espèces sensibles dont certaines protégées comme l’anguille européenne, les truites, les brochets, les chabots. »