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Auvers-le-Hamon. Un livre retrace les cent ans du comice... |
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Jean-Louis Lemaître, Jean-Claude Giteau, Jean-Marie Arnoult et Michel Rezé ont présenté le livre. © Le Maine Libre
Le 13 septembre 1925 a eu lieu le premier comice communal d’Auvers-le-Hamon. Dimanche 5 juillet, une nouvelle édition de cette fête de l’agriculture célébrera son centenaire. Pour l’occasion, un livre, rédigé par l’Association des patrimoines d’Auvers, a été édité pour retracer son histoire.
L’évolution de l’élevage
« Depuis 1932, chaque réunion des membres du comice a fait l’objet d’un compte rendu notant le nom des participants et les principales informations relatives aux événements agricoles. Un résumé de la vie de la commune à l’aune des préoccupations des éleveurs », explique Jean-Claude Giteau en montrant le premier registre, aux feuilles jaunies par le temps, qui relate les activités de l’association de 1932 à 2014. Un second a pris la suite. « Ces deux registres constituent des archives précieuses du comice d’Auvers. À ce titre, il nous a semblé utile de les mettre à la disposition de tous afin de garder la mémoire et les traces tangibles de l’évolution de l’élevage à Auvers. »
Initiés au XVIIIe siècle, mais supprimés en 1793, les comices ont été recréés en 1883. « Au début, c’était une sorte d’assemblée de propriétaires et de fermiers dans le but d’échanger les expériences de chacun », rappelle Jean-Louis Lemaître, maire d’Auvers. « De cette émulation a sans doute germé l’idée d’un comice communal. » « Il a été créé par des éleveurs qui avaient la passion de l’élevage, puisque les deux premiers présidents, Henri et Louis Rezé, ont participé au développement de la race locale Maine-Anjou » ajoute Michel Rezé, président depuis 31 ans.
Un hommage aux précurseurs
Ce livre d’environ 70 pages, richement illustré de photos et d’articles de presse, met également à l’honneur les grands précurseurs de l’agriculture auversoise. « Le comice doit beaucoup à Pierre Roger, notaire à Auvers et Charles Charnacé, figure marquante de l’agriculture sarthoise », peut-on lire. « Pierre Roger était le grand bonhomme de cette affaire », souligne Jean-Marie Arnoult, président de l’Association des patrimoines.
L’ouvrage sera mis en vente dimanche, le jour du comice, au prix de 10 €.
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