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Au Mans, la poissonnerie de Pontlieue rachète celle du Vivier... |
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La poissonnerie de Pontlieue est présente sur le marché Pâtis Saint-Lazare. © Photo : Le Maine Libre – Denis LAMBERT
Jérôme et Vanessa Jodeau sont les gérants de la poissonnerie de Pontlieue. Le 2 septembre 2024, ils ont racheté celle du Vivier. Le couple est présent sur 13 marchés de la Sarthe.
Développer deux poissonneries en quelques années n’a pas fait peur à Vanessa et Jérôme Jodeau qui ont repris deux poissonneries en trois ans, celle de Pontlieue et celle du Vivier au Mans. Vanessa était poissonnière depuis une quinzaine d’années à Montfort-le-Gesnois. La poissonnerie de Pontlieue était à vendre sur Leboncoin, on y a vu l’occasion de se lancer à notre compte
 », raconte Jérôme.
Treize marchés par semaine
Dès la reprise du commerce, Vanessa décide de fermer boutique et de reprendre les tournées sur les marchés qui avaient été abandonnées par l’ancien propriétaire. Jérôme accompagne sa femme dans cette aventure. J’étais frigoriste puis j’ai commencé à travailler sur les marchés les week-ends et depuis j’ai quitté mon métier pour m’investir totalement dans notre entreprise
 », indique le commerçant. Au total, le couple est présent sur treize marchés chaque semaine dont tous les jours au Mans. En début de semaine, ils alternent entre les deux poissonneries puis à partir du vendredi, les deux poissonneries sont de sortie.  Il n’est pas prévu de changer le nom de ces poissonneriesÂ
, précise Jérôme.
Le chiffre d’affaires a augmenté de 20 %
En trois ans, la poissonnerie a diversifié son offre en proposant des fruits de mer, des coquillages, des oursins ainsi que des plats préparés. Et les deux gérants ont vu les bénéfices de ces changements, puisque le chiffre d’affaires a augmenté de 20 % en trois ans et attiré une nouvelle clientèle. Puis, une affaire en entraînant une autre, Vanessa et Jérôme Jodeau ont décidé de reprendre la poissonnerie du Vivier. Le gérant Philippe Durand partait à la retraite, on y a vu l’occasion de s’agrandir, on l’a vu comme un challenge à relever
, confie-t-il. Les poissonneries ont donc accueilli deux salariés et recherchent aujourd’hui une troisième personne pour compléter leur équipe.
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Touché par l’inflation
Mais depuis un an et demi, le couple ressent l’impact de l’inflation sur la consommation de leurs produits.  C’est devenu un aliment noble qui n’est pas essentiel à la consommation, la classe moyenne débourse moins qu’avant, ça se ressent
 », analyse le poissonnier. L’objectif pour les deux gérants est de développer leur production tout en négociant les prix avec les mareyeurs en Bretagne pour rester les plus compétitifs. On essaye de toujours rester à la pointe
 », justifie le vendeur. Le couple se fournit principalement au port de Saint-Quay-Portrieux, Erquy (Côtes-d’Armor) ainsi qu’à La Turballe (Loire-Atlantique). Mais avec le contexte actuel, les poissonniers préfèrent attendre que l’économie reparte pour s’implanter sur une boutique.