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Asnières-sur-Vègre. Plongez dans la beauté des photos de Stéphane Le Lay... |
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Stéphane Le Lay, artiste peintre, a réalisé près de 3 000 clichés pour n’en retenir qu’une soixantaine. Des clichés exceptionnels de la… Vègre ! © Le Maine Libre
Connu pour ses peintures, Stéphane Le Lay l’est beaucoup moins pour ses talents de photographe. Pourtant, ce sont bien ses photos qu’il expose aux anciennes Écuries à Parcé-sur-Sarthe, où il est invité par l’association Parcé Découverte et Patrimoine. Vernissage le jeudi 5 août 2021.
« Magic Waters » ou les trésors cachés de l’eau… tout un programme que cette exposition qu’il sera donné de voir aux anciennes écuries, à Parcé-sur-Sarthe, durant quatre week-ends, en ce mois d’août. Sereine et rafraîchissante… cette exposition s’annonce surtout étonnante et déroutante.
Formes fantasmagoriques
Comment Stéphane Le Lay, armé de l’appareil-photo de monsieur Toutlemonde, a-t-il pu saisir de tels clichés ? À peine retravaillées, ses photos sont de majestueuses compositions aux formes fantasmagoriques, éclaboussées de tornades dorées, d’écume argentée comme un jaillissement de pierres précieuses. Souvent, on me demande comment j’ai fait ces photos, beaucoup pensent qu’elles sont prises avec un appareil immergé
, raconte Stéphane Le Lay. Mais non, rien de tout cela…
+ Parcé-sur-Sarthe. Une bonne soirée avec « Le songe d’une nuit d’été »
Une coulée de la Vègre au bout du jardin
Dans son atelier, au dernier étage de la maison familiale, les photos prêtes à être exposées sont baignées de lumière. C’est ici que Stéphane Le Lay a l’habitude de peindre.
Pourtant, c’est bien une autre discipline artistique, la photo, qui anime actuellement l’Asniérois. Une passion ancienne qu’il redécouvre. En 2012, j’avais déjà exposé des photos aquatiques à l’ancienne boulangerie, à Asnières
, se souvient-il. J’avais laissé tomber la macro-photo, et il y a quelques mois j’y suis revenu. Mon travail n’est jamais linéaire
confesse-t-il. Curieux de tout, Stéphane multiplie les angles de recherches : Les choses sont multiples et pas cloisonnées. C’est comme cela qu’elles se nourrissent et s’enrichissent en permanence
.
Avec un appareil-photo tout simple
La photo qu’il a pratiquée au départ avec un petit appareil, puis un bridge avant de s’équiper d’un appareil plus performant, n’a pas de secrets pour l’ancien étudiant de l’École des Arts graphiques de Paris. D’ailleurs, il n’est pas rare que le peintre s’appuie sur des photos : Je dis souvent qu’en peinture, mon travail commence déjà avec l’appareil-photo
.

En jouant sur la lumière, la vitesse, les transparences, Stéphane Le Lay fait ressurgir des formes éblouissantes et fanstasmagoriques de ses clichés. Le Maine Libre
Son appareil-photo, Stéphane Le Lay l’a utilisé pour observer l’eau. De très très près. Ce dernier subodorait qu’il y avait quelque chose à explorer. En jouant sur la vitesse, la lumière, le mouvement de l’eau, sa profondeur, les transparences, mais aussi sur les algues, les galets au fond, l’artiste sort des clichés irréalistes. Le résultat est surprenant
reconnaît lui-même Stéphane Le Lay. Chacun peut y voir ce qu’il veut. Sur 3 000 clichés, l’artiste en a choisi 200, puis 60 pour l’exposition. Une sélection qui laisse apparaître ici la tête d’une licorne, un peu plus loin une forme animale…
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Donner à voir la beauté de l’harmonie
Devant ses clichés, on se surprend à rêver. La mission est accomplie pour l’artiste asniérois, pour qui la création est un vecteur de beauté, de rêve et d’évasion
. Et même si le climat général n’est pas des plus sereins actuellement, aucune trace de peur dans ses clichés : La création permet de transcender le réel, de donner à voir la beauté de l’harmonie.
Bref, on plonge dans un espace contemplatif de bien-être… Les photos de Stéphane Le Lay ont vraiment quelque chose de serein et de doux ; de cette douceur des petites choses, des souvenirs d’enfance, quand on s’amusait à faire des ricochets dans l’eau.
Pratique : vernissage de l’exposition ce jeudi 5 août, aux anciennes Écuries, à Parcé-sur-Sarthe, à 18 h 30. Exposition ouverte ensuite durant quatre week-ends (vendredi, samedi et dimanche) de 10 h 30 à 12 h 30 et de 15 heures à 18 heures. Présence de l’artiste l’après-midi.