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Asnières-sur-Vègre. La nuit des étoiles, entre télescope et smartphone... |
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Maxime Oudoux, l’astrophotographe en charge de l’animation de la nuit des étoiles d’Asnières-sur-Vègre (Sarthe). © Ouest-France
Le Manoir de la Cour d’Asnières-sur-Vègre (Sarthe), près de Sablé-sur-Sarthe, organisait le jeudi 15 juillet 2021, sa première nuit des étoiles. L’occasion pour les curieux de tester le télescope Stellina, directement depuis son smartphone.
Les derniers rayons du soleil éclairent encore timidement le ciel, mais la trentaine de curieux prend place sur les bancs du petit amphithéâtre improvisé devant le Manoir de la Cour d’Asnières-sur-Vègre, près de Sablé-sur-Sarthe. « Vous allez voir, nous ne vous avons pas placé ici par hasard », préviens Maxime Oudoux, astrophotographe et animateur de la soirée.
Pour observer le ciel, le trentenaire déploie, dans un premier temps, un télescope classique, qu’il pointe vers la Lune. « Mais il va falloir attendre environ 10 minutes afin que vos yeux s’acclimatent à l’obscurité », tempère l’astrophotographe. Alors en attendant, avec son puissant laser, il pointe le ciel, à la recherche de l’étoile polaire, en s’aidant des constellations. Une fois l’astre trouvé, il s’arrête dans son exposé. « Trêve de bavardages, on part sur la Lune. »
« La première fois que vous voyez Saturne, c’est magique »
En ligne, les visiteurs attendent chacun leur tour d’observer de plus près le satellite naturel. « Ça y est tu vois la Lune ? » demande avec excitation une mère à son enfant. Son grand sourire en décollant l’œil de la lunette donne une réponse.
Tandis que la nuit avance, Jupiter puis Saturne se présentent aux visiteurs. La troupe se dirige alors une nouvelle fois vers le télescope. Le temps de régler la lunette vers la planète aux anneaux, Maxime Oudoux avertis : « Saturne, si vous ne l’avez jamais vu, ça va vous faire un choc. La première fois que vous la voyez c’est magique. » Dans la lentille, le point brillant à l’œil nu prend une teinte légèrement jaunâtre et les anneaux scintillent tout autour. « Ah et ce soir regardez bien on voit même Titan, l’un des satellites. C’est le petit point juste à côté », remarque l’astrophotographe entre deux ajustements de la lunette.
Une observation directement depuis le smartphone
Tandis que l’église du village vient de sonner minuit, la voie lactée se révèle dans le ciel. « Vous voyez maintenant, on vous a placé pile en face », souris l’animateur.
Pour explorer ses confins, plus question d’utiliser la lentille. L’astrophotographe a amené avec lui un Stellaris. Le télescope, ressemblant à une petite boîte blanche, scanne l’ensemble de la voûte céleste. Son rendu est ensuite affiché directement sur les smartphones des visiteurs à l’aide d’une application.
Les lueurs des téléphones viennent progressivement briser la pénombre qui régnait devant le Manoir de la Cour. Depuis leurs appareils, les curieux observent le cycle de la vie des étoiles, passant d’une naissante à un cadavre de supernova. Le défilé de nuages de gaz, tantôt bleu, tantôt rosâtre est soudain interrompu. « Et voilà l’ISS », s’exclame Maxime Oudoux en indiquant un point blanc filant à toute allure. « Ah mais elle est grosse », s’étonne un visiteur.
Plus la nuit avance, plus les questions fusent. « Mais l’univers, il n’y en a qu’un seul ? » demande une dame. « Et pour les débris spatiaux apparemment c’est un danger non ? » s’interroge son amie. Peu à peu les conversations dévient de la simple observation. Regarder le ciel a inspiré les curieux.