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Asnières-sur-Vègre. La bourse aux greffons des « Croqueurs de pommes » a fait son retour... |
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Serge Valet, Laurent Adam et Jean-Pierre Gautier, de l’association « Les Croqueurs de pommes », ont réalisé des greffons toute la journée, ce dimanche 6 mars 2022, à Asnières-sur-Vègre. © Ouest-France
Annulée en 2021 à cause de la pandémie, la bourse aux greffons était de retour, ce dimanche 6 mars 2022, à Asnières-sur-Vègre. En partenariat avec l’Association du patrimoine d’Asnières (APA), le collectif des Croqueurs de pommes Maine-Perche a mis en avant son savoir-faire.
« Il y a toujours de l’intérêt pour cet événement qui attire les ruraux et les néoruraux depuis une vingtaine d’années », apprécie Hervé Delaune, le président de l’Association du patrimoine d’Asnières (APA). Annulée en 2021 à cause de la pandémie, la bourse aux greffons était de retour à Asnières-sur-Vègre, ce dimanche 6 mars. Animée comme d’habitude par les membres du collectif des Croqueurs de pommes Maine-Perche, en partenariat avec l’APA.
« En moyenne, on fait entre 200 et 300 greffons sur une bourse comme celle d’Asnières. Ce sera un petit moins cette fois, il faut le temps que ça reparte », commente Laurent Adam, l’un des « croqueurs », en référence à la crise sanitaire. Afin de ne pas créer trop d’attroupements, les organisateurs ont d’ailleurs séparé le stand de vente des greffons et l’atelier où sont réalisées les greffes. Le premier était à l’intérieur de la salle de la Marbrerie, le second à l’extérieur.
Pas que les pommes
Contre 7 €, on pouvait repartir avec sa pousse d’arbre à planter. Pour l’obtenir, les « croqueurs » associent un greffon élevé dans leur verger conservatoire de Jupilles, avec un porte greffon en bois d’arbre du même fruit fourni par un pépiniériste. Ils fendent l’écorce du greffon et celle du porte greffon pour créer un point de contact entre leur sève respective. Il n’y a ensuite plus qu’à solidifier le tout avec une petite bandelette puis une couche de mastic dédié, composé de résine de pin et de cire d’abeille.
« Nous ne proposons pas que des greffons pour cultiver les pommes. Cela se fait aussi pour les poires, les cerises, les coings, les nèfles ou encore les cormes », conclut Laurent Adam.