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Après des crues historiques en Maine-et-Loire, c’est l’heure des travaux… et de la facture pour le Département... |
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La départementale 132, qui relie notamment Les Ponts-de-Cé à Montreuil-Juigné, est l’axe prioritaire pour les travaux à mettre en chantier après les inondations. © Ouest-France
Pendant deux semaines, le Maine-et-Loire a été l’un des territoires français les plus touchés par des inondations historiques. À l’heure de la décrue s’ajoute l’heure des travaux de réaménagement et surtout de la facture. Pour la régler, le Département compte bien sur l’aide de l’État.
À nouveau dans son lit, comme si de rien n’était, la Loire s’est rendormie. Aujourd’hui, de son échappée plus ou moins belle durant les deux dernières semaines de février 2026, il reste des souvenirs d’une crue historique, quelques frayeurs et des paysages chamboulés. Et une route déchirée sur plusieurs dizaines de mètres, aussi.
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Là, route des Bas, à la sortie du lieu-dit les Grandes-Plaines entre Les Ponts-de-Cé et Montreuil-Juigné, la départementale 132 montre aux curieux une portion totalement défoncée. Impossible d’y circuler, à moins d’être à vélo et d’emprunter le talus qui la longe.
« La sécurité des populations est notre priorité »
C’est la bêtise la plus visible de la Loire, dont les tourbillons nés de son débordement ont littéralement arraché le bitume, déjà fragilisé par des épisodes de gel et de neige début janvier. Forcément, il va falloir réparer. Et rapidement, si possible. Message bien capté par le Département.

Élus municipaux, départementaux et techniciens du conseil départemental se sont rendus, ce vendredi 6 mars 2026, au chevet de la départementale 132, malmenée par la crue de la Loire. Ouest-France
D’ailleurs, Florence Dabin, sa présidente, le précise : La sécurité des populations est notre priorité numéro une.
Action, réaction : la collectivité ausculte les 4 730 km de son réseau routier et ses ouvrages d’art et met sur la table, immédiatement
, 2 millions sur les 5 millions d’euros affectés à l’entretien des routes. Cela n’est pas négociable.
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Au menu : curage de fossés, réfection d’accotement ou de chaussées, évacuation d’arbres et d’embâcles, sans compter, bien sûr, le réaménagement de la portion de la départementale 132.
Départementale 132 : entre 60 000 et 100 000 €
Pour ce dernier chantier, dont la durée est estimée à une semaine et demie et qui devrait être lancé d’ici un mois, le temps d’effectuer un diagnostic précis, le Département devrait débourser entre 60 000 et 100 000 €
, selon Philippe Trouillard, le directeur des routes au conseil départemental.
En résumé : après les inondations, la collectivité se retrousse les manches et met surtout la main au portefeuille, parce qu’il le faut bien, tout simplement. Mais il n’est pas dit que Florence Dabin soit forcément enchantée de régler l’addition toute seule…
« Un plan national pour l’entretien des routes »
Il est grand temps qu’au niveau national, il y ait un plan pour accompagner l’entretien des routes, développe-t-elle. Aucun soutien financier n’est apporté dans ce domaine. Le Département, comme d’autres, d’ailleurs, n’est plus en capacité de porter et de compenser des compétences qui doivent être incarnées par l’État. On attend. Et on attend du concret.
Comme la population, finalement.