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Ancienne clinique Victor-Hugo du Mans : Vinci lance ses études... |
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L’ancien centre Jean-Bernard, plateau technique rattaché à la clinique Victor-Hugo, rue Beauverger, est bâti sur des poteaux-poutres. Structure rare, qui faciliterait la transformation du bâtiment. © Archives Ouest-France
Après l’abandon de Sogeprom, un nouveau promoteur s’intéresse à l’ancienne clinique du centre-ville du Mans (Sarthe). Vinci immobilier commence à analyser les bâtiments. Celui de la rue Beauverger pourrait être transformé.
Sogeprom a jeté l’éponge, Vinci immobilier la reprend. Le promoteur étudie un éventuel achat des anciens bâtiments de la clinique Victor-Hugo et du centre Jean-Bernard, dans le centre-ville du Mans (Sarthe). Le site, en vente depuis plus de trois ans, forme un ensemble de 13 000 m2.
Pour l’instant, nous sommes en phase d’étude et de diagnostic
, prévient Benjamin Cathelain, directeur territorial de Vinci immobilier, qui a identifié quatre blocs : la clinique historique, rue Victor-Hugo ; le plus récent centre Jean-Bernard, rue Beauverger ; l’îlot central qui relie les deux précédents bâtiments ; les immeubles de la rue Nationale.
« Réduire l’artificialisation des sols »
Pour ce dernier lot, l’option destruction-reconstruction s’imposerait : Rue Nationale, on a des locaux de mauvaise qualité, avec des problèmes d’infiltration. Ça semble compliqué à conserver.
Pour la partie centrale, qui abrite bunkers, salles de chimio, couloirs, l’hypothèse envisagée est celle d’une destruction, puis d’une végétalisation : Le site est quasiment intégralement imperméabilisé. L’idée est de réduire l’artificialisation des sols.
Pour la rue Victor-Hugo, en revanche, pas question de détruire les belles façades : C’est la partie architecturale intéressante à valoriser.
Quant à l’ancien centre Jean-Bernard, rue Beauverger, sa structure, à base de poteaux-poutres, sans murs porteurs, intéresse le promoteur : C’est assez rare et ça permet d’être créatifs à partir de l’existant. On peut redécouper l’intérieur, transformer les chambres
, indique Benjamin Cathelain, qui reste prudent : On a demandé à un bureau d’études l’analyse de la démolition ou du ré-emploi. Dans six mois, on sera capable de parler d’un projet. Il faudra étudier le marché, mais notre idée est de proposer des logements de qualité à partir d’une trame existante.