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À Nantes, la Maison des femmes menacée de fermeture : « On a beau solliciter les collectivités, elles ne répondent pas »... |
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Les deux salariées, Vanessa Renaud et Assia Kendel, devant la Maison des femmes Simone-de-Beauvoir, à Nantes. © Maison des femmes
Faute de subventions suffisantes, la Maison des femmes de Nantes (Loire-Atlantique) pourrait mettre la clé sous la porte. Inquiètes, ses salariées interpellent les pouvoirs publics.
À Nantes (Loire-Atlantique), la Maison des femmes Simone-de-Beauvoir craint pour sa survie. Né en 1992, l’emblématique lieu de vie et de solidarité pourrait fermer ses portes, faute de subventions suffisantes.
En 2022, la ville de Nantes (le principal financeur) a subventionné le site à hauteur de 107 000 €. En 2024, cette aide est descendue à 45 000 €. En 2026, à 14 000 €. Si rien n’est fait, on ne pourra plus faire tourner la structure,
s’inquiète Vanesse Renaud, l’une des trois salariées du site. On a beau solliciter les collectivités, elles ne répondent pas. Il ne s’agit pas d’accabler les uns ou les autres, mais nous voulons être entendues.
6 000 visites à l’année
Œuvrant à Nantes, à Saint-Herblain et un peu partout dans le département, ce tiers lieu féministe, qui regroupe vingt-deux associations adhérentes, compte plus de 6 000 visites à l’année. Il coorganise également une cinquantaine d’événements par an.
Une pétition en ligne, appelant à soutenir l’établissement, a été lancée. À ce jour, elle a récolté 890 signatures.