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À Allonnes, 77 millions pour « reconfigurer » le quartier Chaoué-Perrières... |
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Anne-Claire Mialot, la directrice de l’ANRU s’est fait expliquer les travaux envisagés © Ouest-France
Les responsables nationaux de l’Agence de rénovation urbaine et de la cohésion des territoires ont visité vendredi 26 mai 2023 le vaste quartier Chaoué-Perrières qui va faire l’objet d’« investissements massifs » : 77 millions d’euros.
Ce vendredi 26 mai 2023, Youssef Ben Ammar, l’adjoint au maire d’Allonnes (Sarthe) a joué le guide dans le quartier Chaoué-Perrières pour Anne-Claire Mialot, la directrice générale de l’Anru (Agence nationale de rénovation urbaine). Et Stanislas Bourron, directeur général de l’ANCT (Agence nationale de la cohésion des territoires).
Leurs deux organismes vont contribuer à la « reconfiguration complète de ce vaste quartier prioritaire, repéré comme ayant des dysfonctionnements urbains et sociaux ». Et qui a besoin à ce titre « d’investissements massifs ». C’est « un projet d’intérêt national » souligne la directrice de l’Anru qui s’est dite favorablement impressionnée par « les nombreux espaces verts du quartier ». Sur les 47 millions d’euros injectés par l’Anru dans les cinq quartiers prioritaires de Le Mans, Coulaines et Allonnes, c’est cette dernière qui en reçoit le plus : 29 millions (sur les 77 millions d’investissements). Auxquels s’ajoutent 2,7 millions de l’ANCT pour la partie commerce.
« Conserver la mixité sociale »

Le vaste espace vert rue Gounod accueillera des logements sociaux et des habitations en accession à la propriété. Ouest-France
Plusieurs actions seront menées : démolition et reconstruction du centre commercial du Mail, par tranches, avec intégration d’une résidence pour personnes âgées. Construction de petits collectifs et de pavillons en accession à la propriété « pour assurer de la mixité sociale ». Rénovation thermique pour faire passer des logements de D en A en performance énergétique. Ajouts de balcons… Ces actions contribueront à « améliorer la vie de ses habitants et l’image de la ville aux yeux de l’extérieur ». Ce sont des « projets longs », mais le Mail pourrait ouvrir dans un an. Certains retards s’expliquent par « le départ de nombreuses entreprises du bâtiment sarthoises et des salariés sur des gros chantiers en région parisienne ».
En chiffres: 359 logements seront démolis, 179 réhabilités. Pour un coût total de 77 millions d’euros, avec 29 millions de subventions de l’Anru.