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Les Surfs retrouvent la douceur de l'âge tendre... |
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En 1963, six frères et soeurs de Madagascar débarquent en France et font aussitôt sensation sur la scène musicale. Les voici à cette époque avec, de gauche à droite : Nicole, Dave, Pat, Rocky, Monique et Coco. © DR Archives Ouest-France
Demain. En 1963, six jeunes Malgaches, frères et soeurs, déboulent sur la scène française. Les Surfs sont de retour pour Âge tendre et têtes de bois, à Antarès le 4 avril.
Dave, vous êtes l'unique représentant des anciens Surfs dans la tournée Âge tendre et têtes de bois. Avec qui chantez-vous au sein des « Surfs 2008 » ?
Il y a ma soeur Isa qui habite à Nice et qui ne faisait pas partie du groupe original. Il y a ma nièce, Jackya, mon cousin germain Bruno et mes deux neveux Many et Fidy. Vous voyez, les Surfs restent une histoire de famille !
Quelles chansons interprétez-vous dans cette tournée ?
Nous chantons Reviens vite et oublie, notre premier succès, sorti en octobre 1963. C'est une chanson qui a été reprise ensuite par Franck Alamo. Nous chanterons aussi un medley de Scandale dans la famille, À présent tu peux t'en aller, etc. Là aussi, ce sont des titres qui ont été repris après les Surfs, par Sacha Distel pour la première et Richard Anthony pour la seconde.
Ce sont vos parents qui vous ont transmis la passion de la musique ?
Nous avons été élevés dans la musique, oui. Tout en suivant nos études bien sûr. C'est comme ça à Madagascar. Un Malgache sans musique ne vit pas longtemps ! Au départ, nous nous appelions les Rabaraona frères et soeurs. Lors d'une tournée dans l'Océan indien nous avons décidé de prendre le nom de la pierre précieuse de Madagascar : la Béryl. Et puis, invités pour l'inauguration de la 2e chaîne de l'ORTF, nous sommes devenus Les Surfs.
Travailler en famille n'a pas posé de problèmes particuliers ?
Ce qui a été dur, c'est la séparation d'avec la famille. C'est toujours difficile de quitter le pays et ceux qu'on aime. Nous étions douze enfants. Et, d'un coup, les six premiers quittaient Madagascar. Ça a fait un gros vide pour les parents ! Quand nous sommes partis en France, nous ne devions y rester que deux semaines. Mais le contrat a continué et nous ne sommes revenus à Madagascar que trois ans plus tard, en 1966. Et ce n'était que pour quelques galas. Nous sommes très vite repartis en France pour de nouvelles tournées.
Les Surfs se sont arrêtés en 1972. Pourquoi ? Vous étiez fatigués ?
Non. Mais nous avions tous des obligations professionnelles et familiales. Nous avons continué à composer, chacun de notre côté et nous avons mené notre carrière. Moi, je suis entré dans l'instruction au Québec où j'habite. Car le pied-à -terre des anciens Surfs - mes frères Pat, Coco et Rocky - c'est aujourd'hui le Canada.
Lorsque vous rechantez les chansons des Surfs, vous avez une pensée pour vos soeurs Monique et Nicole, aujourd'hui disparues ?
Bien sûr ! Tout le spectacle, toutes les chansons, sont dédiées à mes deux soeurs.
Propos recueillis par
Olivier RENAULT.
(1) Participent à cette tournée : Annie Cordy, Danyel Gérard, Marcel Amont, Alain Delorme, Catherine Lara, Franck Alamo, Richard Anthony, Herbert Léonard, Jean-François Michael, Michel Orso, Pascal Danel, Patrick Juvet, Pierre Vassiliu, Richard Anthony, Claude Barzotti, Stone et Charden et Richard Dewitte.
Vendredi 4 avril, à 14 h 30 (tarif : 46,60 €) et 20 h 30 (tarif : 50,60 € et 46,60 €), à Antarès. Réservations : Fnac, réseau France billets.
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