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Le port de commerce de Brest tourne au ralenti

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photo le trafic en conteneurs souffre particulièrement du conflit. les navires n'effectuent plus toutes les rotations prévues. © archives. 1

Le trafic en conteneurs souffre particulièrement du conflit. Les navires n'effectuent plus toutes les rotations prévues. © Archives.

Les dockers et agents portuaires brestois se sont joints au mouvement de grève déclenché dans l'ensemble des ports français. Résultat, des retards importants et des annulations d'escale.

Enquête

« Nous avons un navire de graines de 60 000 tonnes à quai depuis plus de dix jours. Il n'est pas déchargé à moitié ! », soupire Antoine Kuhn, le directeur général de l'Union armoricaine de transports (UAT). Vendredi après-midi, le port de commerce de Brest tourne au ralenti. Il n'est pas épargné par le mouvement social qui perturbe les ports français depuis le début janvier.

La grève a repris vendredi pour quatre jours. Vendredi et dimanche, les dockers ont cessé le travail. Samedi et aujourd'hui lundi, les grutiers et techniciens de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) ont pris le relais. Le conflit concerne un accord négocié à l'automne avec le patronat sur la pénibilité. Celui-ci prévoyait la possibilité d'un départ anticipé jusqu'à quatre ans avant l'âge légal de la retraite pour les salariés les plus exposés.

Risque de saturation

« Ils travaillent par tous les temps et manipulent des charges lourdes, souligne Gilles Le Soin, responsable de la CGT des dockers du port de Brest. Ils sont cassés par le travail. » Or, le gouvernement veut maintenant réduire à deux ans la possibilité d'anticiper la cessation d'activité. Gilles Le Soin ne mâche pas ses mots. « C'est du foutage de gueule. »

Ce conflit social entraîne déjà de sérieuses difficultés. « Une grande partie de l'activité est arrêtée », souligne Antoine Kuhn, qui dirige le principal opérateur portuaire privé, UAT. Cette société emploie une cinquantaine de personnes. Dans le domaine de la manutention, elle traite près d'un million de tonnes par an.

Le trafic en conteneurs souffre particulièrement. Les navires n'effectuent plus toutes les rotations prévues. Le 12 janvier, le Petkum de la compagnie MSC a « sauté » l'escale de Brest pour rattraper le temps perdu dans d'autres ports. Et éviter d'en perdre un peu plus. Résultat, plusieurs dizaines de conteneurs n'ont pas pu être chargés, en particulier des conteneurs frigos chargés de viande congelée.

« On risque d'arriver à la saturation du terminal conteneurs », constate Antoine Kuhn. Lui aussi ne mâche pas ses mots. « Nous sommes pris en otages du fait de l'irresponsabilité de personnes qui bloquent le port. »

Chacun s'organise comme il peut pour remédier à la situation. Ainsi, Manuport attend mercredi l'arrivée d'un navire porte-conteneurs, le Tongan, en provenance d'Helsinki. « Cela devrait décongestionner le terminal », espère Laurent Caudal, consignataire de navires à Manuport.

Frais supplémentaires

Si les navires ne peuvent pas charger de conteneurs, ils ne peuvent pas non plus décharger des « boîtes » vides. Toute la chaîne du transport est perturbée. Aux retards s'ajouteront inévitablement des frais supplémentaires. « Qui paiera les frais de branchement pour les conteneurs frigos qui n'ont pu partir ? L'armateur ou l'exportateur ? Chacun invoquera le cas de force majeure et cela va être des discussions à n'en plus finir », prévoit déjà Fabrice Rolland, transitaire chez Blue Water Shipping.

Du côté de la CCI, gestionnaire du port, on observe que le conflit pénalise aussi la réparation navale. Il n'est pas sûr que les choses s'arrangent cette semaine. Les représentants des dockers et agents portuaires CGT se retrouvent demain mardi à Paris. Gilles Le Soin fera le voyage. « Nous allons décider de l'ampleur à donner à la grève. Comme le gouvernement ne veut pas céder, il y a des chances que le conflit s'aggrave. »

 
Olivier MÉLENNEC.   Ouest-France  

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