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Basket-ball : Marie Prouille (Samouraï 2000) a conquis l'Europe... |
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Marie Prouille avec son entraîneur Didier Moreau.
Médaille d'or. La jeune sociétaire du centre de formation du Samouraï 2000 est devenue championne d'Europe samedi dernier à Trieste en Italie.
Suite à une opposition face à la Mancelle Adeline Lecomte lors de la finale du championnat de France minime l'an passé et à une discussion amorcée avec Didier Moreau, entraîneur et directeur du centre de formation, la jeune Bretonne Marie Prouille, résidante à Châteaulin, s'est tout de suite intéressée et intégrée à l'ambiance d'un groupe déjà solidaire. Née le 2 août 1991, elle est en première ES au Lycée Sud du Mans, associé au centre de formation. Après avoir commencé ses gammes à l'âge de six ans, vice-championne de France minimes 2006 et championne de France Minimes 2007, elle s'est donc installée au Mans. « C'est ici que j'ai trouvé une ambiance qui me convient, par rapport à mon caractère, j'ai tout de suite accroché à la méthode de cours de Didier, à sa façon d'apprendre », dit-elle, consciente de sa progression alors qu'elle n'est arrivée que depuis août.
Didier Moreau précisait avant son départ au-delà des Alpes : « Elle est en pleine progression, je suis confiant vu le travail effectué sur ses défauts, notamment sur le contrôle et la gestion du stress, et techniquement, elle a pris conscience qu'avec ses 1,84m, elle avait une allonge impressionnante sur laquelle elle ne jouait pas assez. Même si elle est encore perfectible, elle a un réel potentiel pour devenir impossible à combattre. Elle a une grosse marge et cela est très intéressant. En tout cas, la différence se fera sur la gestion de la pression. Il y en aura beaucoup puisqu'elle tombe d'un seul coup dans le grand bain ». À son retour, il a simplement ajouté : « C'est conforme au meilleur souhait, elle a bien géré malgré quelques erreurs, ce qui prouve qu'elle est encore perfectible. Le mental n'a pas craqué, elle n'a pas été pénalisée par les contacts, c'est un plus considérable. »
Et en effet, le parcours de Marie a été brillant en cadettes plus de 57 kg. Battant tour à tour, une Écossaise (4-0), « sans pression, sans le stress inutile de d'habitude », une Monténégrine, championne d'Europe en titre (1-0), « Alex Biamonti, le coach France, n'a pas voulu me dire qui je tirais, j'ai rapidement mis une technique poing au corps et puis j'ai géré », une Espagnole par ensho zen (mort subite), « avec la fatigue qui commençait à se faire sentir », une Serbe également par ensho zen, « les arbitres n'ont compté aucun de mes points, on a été jusqu'au bout des trois minutes, et j'arrive enfin à me faire compter un poing au corps à trois secondes du terme », elle accède à la finale face à l'Italienne Bernadi. « J'ai mis un point rapide puis le second à la fin en la contrant. Les Italiens étaient furieux. J'ai sauté dans les bras de Biamonti, on m'a mis un drapeau tricolore sur les épaules et j'étais sur le podium. Je n'ai pas réalisé, d'ailleurs je ne pense pas encore avoir réalisé ce qui m'arrive », souligne-t-elle. Nul doute que pour Josiane et Patrick, ses parents partis en Italie la soutenir, comme pour ses amis du Lycée Sud qui lui ont envoyé message de félicitations et plaisanteries sur ses fans à venir, le titre obtenu est bien digéré.