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Aron Ralston : « Malgré mon amputation, je me sens bien... »

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photo l'acteur james franco incarne le rôle d'aron ralston dans le film de danny boyle. © opulence studio 1

L'acteur James Franco incarne le rôle d'Aron Ralston dans le film de Danny Boyle. © Opulence studio

Aron Ralston est le vrai héros de 127 heures, le nouveau film de Danny Boyle. Coincé sous un rocher, ce randonneur américain s'est coupé le bras pour se libérer.

 

 

Le 26 avril 2003, le poignet droit coincé sous un rocher dans un canyon désertique depuis 127 heures, vous décidez de vous couper l'avant-bras pour vous libérer. Comment en êtes-vous arrivé là ?

Cette solution extrême, j'y ai pensé très tôt, dès la première heure. Je me le suis dit à voix haute pour m'en convaincre : « Mon gars, il va falloir que tu te coupes le bras ». C'était en plein désert, sans secours possible, il n'y avait pas d'autre solution. Je suis ingénieur, j'avais tout essayé avec les cordages, le baudrier, le canif... J'ai commencé à faire un plan précis, à me poser un garrot pour éviter l'hémorragie. Peu à peu, je ne ressentais plus mon bras, il y avait le risque de la gangrène.

Ce n'est qu'au sixième jour que j'ai compris : je pouvais d'abord briser l'os. Ce fut déjà comme une libération. Il ne restait plus qu'à tailler dans la chair, mais avec mon couteau qui coupait si mal. Pourtant, je m'efforçais de garder le sourire. Je voulais que si on me retrouvait mort, ce soit avec un sourire.

Votre aventure est devenue un livre, puis voici un film par Danny Boyle...

J'ai été touché par le nombre de courriers et de témoignages que j'ai reçus à l'hôpital. Une veuve déprimée après la perte de son mari m'a écrit que mon histoire avait été, pour elle, comme une lueur dans les ténèbres. Si ça l'avait été pour elle, ça pouvait l'être pour d'autres. Je l'ai donc racontée en livre (127 heures, Michel Lafon). Des producteurs m'ont contacté pour tourner un film. J'imaginais un documentaire, mais quand j'ai su que Danny Boyle allait réaliser, j'ai été d'accord. Il venait de faire Slumdog millionnaire.

Quels ont été vos rapports avec James Franco qui joue votre rôle ?

Je lui ai montré les images tournées avec ma petite caméra vidéo quand j'étais prisonnier. Elles avaient joué un grand rôle pour moi. J'imaginais mes proches en train de les regarder, si je n'arrivais pas à m'en sortir. Mais ce fut une sensation assez étrange et perturbante de reconstituer certains moments que j'avais vécus et lui donner des informations pour qu'il puisse jouer ce que j'avais enduré.

D'où venait à 27 ans cette passion pour l'extrême ?

Face à une montagne, j'avais toujours mille raisons de vouloir la gravir. Ça me faisait sentir meilleur que tous ceux qui n'arrivaient pas à la grimper. Ça vient de mon enfance, je me suis toujours senti mis à part par les autres. J'avais besoin de prouver que j'étais capable de choses extraordinaires.

Vous êtes parti dans cette randonnée sans prévenir personne...

C'était un choix. Comme si je voulais que cette situation se produise, pour voir de quoi j'étais capable si ma vie était en danger. J'avais besoin de remplir un vide. Je n'avais pas encore mesuré que le plus important dans la vie, ça n'est pas ce que l'on fait, ce sont nos relations avec les autres. Ma femme et mes proches m'ont permis de faire fructifier cet accident. Ce fut une vraie lutte de renoncer à ces aventures de l'extrême. J'ai eu un fils l'année dernière, et le plaisir, aujourd'hui, ça peut être de simplement regarder des canards sur un étang avec lui.

Vous êtes retourné sur place ?

Oui, assez souvent. La première fois, ce fut pour répandre les cendres de ma main qui avait été retrouvée par un employé du parc. Je ne suis jamais en colère contre ce rocher. Chaque fois que j'y vais, c'est pour un examen spirituel. La dernière fois, j'avais amené des photos des miens et de mes proches. J'ai voulu les montrer au rocher qui fait en quelque sorte partie de ma famille. Au bout du compte, je prends ce qui m'est arrivé comme une expérience positive. Malgré mon amputation, je me sens bien. Je n'ai pas perdu quelque chose, j'ai gagné ma vie à nouveau. Ce rocher a été un vrai cadeau selon moi.

 

 
Ouest-France  

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