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210 000 € de loyers impayés : une chanteuse proche de Claude François en conflit avec son propriétaire... |
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Le chanteur français Claude François répète au grand music-hall parisien, le 22 septembre 1964. Photo d’illustration. © © INA ALAIN LIENNARD archives
Ancienne vedette yéyé des années 1960, la chanteuse Annie Philippe est au cœur d’un conflit à Paris après plusieurs années de loyers impayés. Le propriétaire tente de récupérer son bien, mais sans succès. Il a comptabilisé 210 000 € d’arriérés.
De la gloire à la précarité. Annie Philippe, qui a côtoyé les sommets des hit-parades dans les années 1960 avec notamment son adaptation française de Baby Love des Supremes et son tube Ticket de quai, vendu à plus d’un million d’exemplaires, traverse aujourd’hui des moments difficiles, rapporte Le Parisien .
Âgée de 79 ans, elle vit dans un 65 m2 avec une terrasse de 50 m2 face au Bois de Boulogne, mais n’en paie plus le loyer depuis septembre 2021. Une situation qui excède son propriétaire. Il estime avoir déjà perdu 210 000 € de loyers impayés.
75 € de retraite
Annie Philippe fait valoir sa situation. L’ex-star affirme ne toucher que 75 € de retraite, auxquels s’ajoutent 750 € d’aides sociales. Elle explique cette situation par sa naïveté dans la gestion de sa carrière. Elle reconnaît qu’elle ne paie plus le loyer de l’appartement qu’elle occupe depuis 1985. Elle estime que le propriétaire aurait dû la reloger au moment du rachat de l’appartement en 2005.
La septuagénaire a déjà été condamnée en 2023 à verser 52 000 € d’arriérés (après un effacement partiel de la dette via un dossier de surendettement), mais le propriétaire ne voit pas l’argent venir. Cela fait quatre fois qu’il est débouté par le tribunal de proximité pour un vice de forme sur le commandement de payer.
Le 3 mars 2026, il s’est posté devant l’appartement avec une banderole pour réclamer son bien, qu’un voisin lui a rapidement demandé de retirer.
Le propriétaire est prêt à renoncer à recouvrer les impayés en échange d’un jugement d’expulsion qui permettrait à Annie Philippe d’accéder à un logement social. Son avocate redoute que l’âge de la locataire ne complique l’exécution d’une telle décision.