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1 000 manifestants contre le projet sur l'emploi... |
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Environ mille personnes sont descendues dans les rues du Mans pour s'opposer, hier matin, au projet de loi sur l'emploi et son accord de flexibilité.
À l'appel de la CGT, le cortège s'est élancé du Palais des congrès du Mans pour se disperser au pied du siège du Parti socialiste de la Sarthe, rue Bigot.
Au total, un millier de personnes entendent manifester leur désaccord face au projet de loi relatif à la sécurisation de l'emploi. « Notre code du travail, on y tient », glisse au passage une salariée CGT des MMA (plus grande entreprise privée du Mans). « À tous ceux qui veulent casser ce code du travail, les salariées répondent Résistance ! » hurle sa voisine de banderole.
À l'appel de la CGT, les Sarthois clament : « Non à la grande braderie des salariées. La flexibilité, on n'en veut pas ! »
Plus loin, en remontant sur la place de la République par la rue Gambetta, un retraité manceau scande : « Hollande, augmente les salaires, pas les actionnaires ! »
Après un passage dans le quartier Saint-Nicolas et devant la préfecture, le cortège s'immobilise sur les voies du tramway. « La crise, PS, les patrons doivent payer ! » entonne un groupe « désespéré par la tournure que prend cette crise ».
Ils n'en demeurent pas moins rassurés quand un représentant syndical annonce au micro que « mille salariés se retrouvent au chômage chaque jour en France ». Soit l'équivalent du nombre de manifestants, ce mardi matin. L'image fait froid dans le dos.
« Et on nous dit que les licenciements d'aujourd'hui feraient l'emploi de demain... », poursuit le représentant CGT de chez Renault qui n'en croit pas ses yeux. Il dénonce également un manque de recours, à l'avenir, pour les salariés.
Le cortège descend ensuite la rue Nationale vers le siège du PS, rue Bigot. Celle-ci est rebaptisée pour l'occasion « rue Laurence-Parisot, prix de la compétitivité, précarisation et casse ». Puis un groupe de militants placarde des affiches sur les portes du PS, où l'on peut voir un couteau ensanglanté planté au coeur du code du Travail. Avec la mention : « Meurtre avec préméditation ».