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« Zero Day » sur Netflix : Robert De Niro pris au piège des arcanes du pouvoir... |
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Robert De Niro incarne l’ex-président Georges Mullen dans « Zero Day », sur Netflix. © JOJO WHILDEN/NETFLIX © 2024
Dans cette intrigante série politique disponible sur Netflix à partir de ce jeudi 20 février, l’acteur américain se glisse dans la peau d’un ancien président des États-Unis dans la tourmente.
Hudson, État de New York. Georges Mullen (Robert De Niro) se réveille dans sa grande chambre, enfile ses lunettes et engloutit un cachet de son médicament contre le cholestérol, avant d’aller faire quelques longueurs dans sa piscine. Cet ancien président des États-Unis, apprécié du grand public, vit un quotidien très tranquille loin de la vie politique. Dans sa villa, qu’il partage avec son épouse, Sheila Mullen (Joan Allen), il s’occupe en promenant son chien, lisant la presse ou bien en recevant une autrice pour rédiger ses mémoires.
La routine d’un ancien président de la première puissance mondiale.  C’est intéressant d’analyser l’après-mandat,
estime Robert De Niro, tête d’affiche parfaite de cette nouvelle série Netflix. Les anciens présidents se retrouvent happés par un vide. Soudainement, le monde n’a plus besoin d’eux, il n’y a pas de sollicitation permanente, pas de décisions à prendre.Â
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Un personnage inspiré de Bill Clinton ?
Cette apparente quiétude sera troublée par le « Zero Day », une cyberattaque qui frappe tout le pays. Pendant une minute, tous les réseaux d’information et de communication sont coupés. Des milliers de personnes décèdent dans des accidents de train, voiture ou d’avion.
Face à la panique générale, la présidente (Angela Bassett, brillante) fait appel à une figure rassurante : Georges Mullen. Tiré de sa retraite, il prend la tête d’une commission pour tenter de régler la situation. Ce qui aurait pu n’être qu’une série politique de plus devient alors un thriller tendu et haletant. Les jeux politiques, dont De Niro est un habitué, sont ici présentés avec un nouveau souffle très moderne.  Le pouvoir est quelque chose d’intéressant, parce que vous avez la responsabilité de faire ce qui est justeÂ
, confie-t-il, précisant qu’il  ne s’est pas inspiré d’un président en particulier, ou peut être un peu de Bill ClintonÂ
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D’abord incertain, George Mullen finit donc par accepter de prendre cette place de directeur malgré les vives réticences de sa fille, Alexandra (Lizzy Caplan), également politicienne. Le père de famille s’entoure notamment de Roger Carlson, qui est prêt à tout pour tenter de le satisfaire. Pour Jesse Plemons, qui tient ce rôle, c’était excitant de jouer un personnage comme cela, je me suis rendu compte que c’était quelque chose que je n’avais jamais fait
. Et De Niro de compléter : Le personnage de Jesse est indispensable pour le mien.
Remise en question permanente et suspense haletant
Malgré un sujet qui peut paraître vu et revu, les troubles personnels auxquels George Mullen doit faire face rendent la série particulièrement intéressante. À mesure que le danger grandit, l’ex-président est victime de pertes de mémoire et d’hallucinations auditives et visuelles. Le spectateur voit le monde à travers ses yeux, certaines scènes sont donc biaisées. Ce jeu avec la réalité accentue considérablement le mystère.
Le spectateur cherche désespérément à se ranger du côté de Mullen mais se rend compte qu’il ne peut pas lui faire confiance.  Si Mullen ne peut pas toujours distinguer le vrai du faux, il peut toujours discerner le bon du mauvaisÂ
, estime Eric Newman, le showrunner, en charge de la production de la série. Car le personnage de Robert De Niro est sans aucun doute un homme droit, dans une société qui l’est un peu moins. Reste à savoir si cela suffira.
Série disponible sur Netflix à partir du jeudi 20 février, 6 épisodes de 55 minutes.