Accueil Info En France et dans le Monde « Un moment crucial » : comment le retour en grâce de Google dans l’intelligence artificielle bouscule OpenAI et Nvidia

« Un moment crucial » : comment le retour en grâce de Google dans l’intelligence artificielle bouscule OpenAI et Nvidia

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photo  sam altman, le patron d’openai, à san francisco (états-unis), en juin 2025.  ©  justin sullivan / getty images via afp 1

Sam Altman, le patron d’OpenAI, à San Francisco (États-Unis), en juin 2025. © JUSTIN SULLIVAN / Getty Images via AFP

Selon la presse américaine, Sam Altman, le patron d’OpenAI, a sonné l’alerte en interne du fait des récents progrès de Google, qui fragilisent la position de leader de ChatGPT. De son côté, Nvidia pâtit du fait que Google a entraîné son dernier modèle avec ses propres puces.

Le 18 novembre dernier, Google a lancé la dernière mouture de Gemini, son robot conversationnel dopé à l’intelligence artificielle. Appelé Gemini 3 Pro, ce modèle a séduit les observateurs et s’est placé en tête de nombreux classements, parfois bord à bord avec la dernière version de Claude, le modèle d’Anthropic, sorti quelques jours plus tard.

ChatGPT doit « rattraper son retard »

L’arrivée de ce modèle très performant en provenance de Google n’a pas manqué d’inquiéter OpenAI, pourtant solide leader de l’IA générative. Dès le 20 novembre, le média spécialisé The Information révélait que Sam Altman, le patron d’OpenAI, avait demandé à ses équipes de « rattraper le retard » pris sur Google.

Quelques jours plus tard, dans une nouvelle note, entre autres relayée par le Financial Times , Sam Altman diffusait symboliquement un « code rouge ». Objectif de l’alerte : remobiliser les équipes d’OpenAI autour des performances de ChatGPT, qui vit selon Sam Altman « un moment crucial ». Une focalisation sur le robot conversationnel qui implique notamment le report d’autres projets de l’entreprise, valorisée à plus de 500 milliards de dollars mais qui essuie toujours des milliards de dollars de pertes et a investi pas moins de 1 400 milliards de dollars dans ses datacenters.

« Il faut rester concentré malgré la pression concurrentielle à court terme… », avait d’ailleurs suggéré dès début novembre Sam Altman. « Il faut s’attendre à ce que l’ambiance soit difficile pendant un certain temps. »

La position de Nvidia fragilisée

Du fait des progrès de Google, l’ambiance s’est donc quelque peu rafraîchie chez OpenAI. C’est aussi le cas chez Nvidia. Car le géant américain des cartes graphiques (qui sont massivement utilisées dans les datacenters qui entraînent les IA) est une autre victime de la percée de Google.

Gemini 3 Pro a effectivement été entraîné dans des data centers fonctionnant avec des puces développées par Google : les TPU, pour Tensor Processing Unit, « unité de traitement de tenseur », en français (un tenseur étant un type d’objets mathématiques). Qu’un modèle aussi performant que Gemini 3 Pro ait pu être entraîné avec des puces qui n’ont pas été conçues par Nvidia a de quoi menacer le quasi-monopole exercé par cette dernière dans l’IA.

L’entreprise dirigée par Jensen Huang est pleinement consciente du danger que le géant Google, à la santé économique insolente (100 milliards de dollars de bénéfices en 2024) fait planer sur sa position. Le 25 novembre dernier, l’entreprise avait publié sur ses réseaux sociaux un message qui, se voulant poli, tentait surtout de remettre les points sur les i. « Nous sommes ravis du succès de Google — ils ont réalisé de grands progrès dans le domaine de l’IA », y indiquait d’abord Nvidia, non sans une certaine hypocrisie.

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Puis Nvidia rappelait que, selon elle, l’entreprise avait encore une génération d’avance dans les puces utilisées dans l’intelligence artificielle. Si cela était encore vrai il y a quelques mois, l’affirmation peut désormais être questionnée. Et un constat similaire peut être tiré à propos de la position d’OpenAI, dont le statut de leader est, lui aussi, de plus en plus challengé.

 
Maxime MAINGUET.    Ouest-France  

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