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« Un cahier des charges strict » : cet agriculteur présente son Gaec... |
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Bastien Bourges est l’un des quatre associés du Gaec du Lunerotte à Laigné-Saint-Gervais. © Le Maine Libre
À l’occasion des portes ouvertes du comice agricole 2025, Bastien Bourges présente le fonctionnement du Gaec du Lunerotte qui élève truies et poulets à Laigné-Saint-Gervais.
« Le Maine Libre » : Qui forme le Gaec du Lunerotte ?
Bastien Bourges : « Gaec signifie groupement agricole d’exploitation en commun. Nous sommes quatre associés au Lunerotte dont trois frères. Il y a Alexandre, Charles et moi (Bastien) Bourges ainsi que Sébastien Lebreton. Alexandre s’est installé en 2005, je l’ai rejoint en 2013, puis Charles est arrivé en 2015. Enfin, Sébastien après avoir été salarié est devenu associé en 2016. »
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Comment se présente votre exploitation ?
« Nous avons une porcherie qui comprend 146 truies. Avec les portées, on voit passer 4 000 porcs par an. Notre spécificité est que nous traitons avec le charcutier Cosme ce qui implique un cahier des charges strict. Trois critères doivent être respectés : les animaux doivent être élevés sur une litière de paille, avec une durée d’élevage de 182 jours minimum (contre environ 150 jours dans la filière standard), et une nourriture à base de graines de lin. C’est donc la date qui fait foi pour envoyer nos truies, pas leur poids. »
Vous avez également des poulets ?
« Oui trois bâtiments leur sont consacrés. C’est la même filière qualité avec les trois critères : couche, durée d’élevage et alimentation spécialement choisie. Ils sont en liberté à 42 jours. »
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Comment votre système de culture répond à ces attentes ?
« Nous cultivons du blé, de l’orge, des cultures à paille sur environ 90 hectares. Au moins 50 sont consacrés au triticale qui est un croisement de blé et de seigle. Nous avons une bonne régularité de production sur des terres pas trop cultivables. 90 autres hectares servent au maïs pour cochons, 25 hectares pour le colza et 9 pour le chanvre. Nous produisons également notre propre miscanthus qui sert de litière aux cochons. Nous avons des terres exploitées à Spay et Allonnes, 30 hectares au total. Nous essayons de donner un sens écologique à notre production en diversifiant les rotations des terres et en partageant le matériel agricole grâce à la Cuma (coopérative d’utilisation du matériel agricole) à laquelle nous sommes affiliés ».