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Sillé-le-Guillaume. Parents et élus rassemblés contre les fermetures de classe... |
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Les élus, entourés des parents, des enseignants et des enfants, ne veulent rien lâcher. © Le Maine Libre
Cinq fermetures de classes sont programmées à la rentrée. Mais parents, enseignants et élus ne l’entendent pas de cette oreille et veulent défendre « l’école de la ruralité ».
Élèves, parents d’élèves, élus et enseignants étaient rassemblés la semaine dernière, derrière la banderole « Nos enfants ne sont pas des chiffres », contre les fermetures de classes. Cinq fermetures sont programmées sur le territoire à Sillé-le-Guillaume, Parennes, Rouessé-Vassé, Crissé-Pezé-le-Robert, Tennie-Saint-Symphorien.
« Certes, les effectifs sont en baisse… »
Les parents expliquent : Nous nous sommes déjà réunis au mois de mai, accompagnés de maires ou adjoints devant les locaux de la communauté de communes la 4CPS pour interpeller les élus sur la fermeture de plusieurs classes sur notre territoire qui est en zone de revitalisation rurale. Certes les effectifs sont en baisse mais la question n’est pas là . Les communes impactées se trouvent en zone de revitalisation rurale car elles subissent depuis plusieurs années une désertification de leur territoire, des fermetures de commerces, des services à la baisse et des fermetures d’école. Or, l’école est le cœur vivant d’un village. L’école de la République doit offrir la même égalité des chances aux enfants du milieu rural qu’aux enfants en Réseau d’Éducation Prioritaire, c’est-à -dire 12 élèves par classe en GS, CP, CE1
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« La précarité est importante »
Pour les parents, une fermeture de classe n’est que le début d’une désorganisation totale de l’école… Pour une école rurale de qualité, il faut des moyens humains, des enseignants en nombre suffisant, des Atsem pour les plus petits, des services périscolaires. Sur un territoire où la précarité est importante, la qualité de l’enseignement est primordiale
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« Pour acter une fermeture, l’administration de l’Éducation nationale se base sur des chiffres et bien qu’elle se targue de défendre les écoles rurales, elle n’hésite pas à fermer des classes sans prendre en compte les spécificités de chaque école qui ont aussi leurs problématiques et leurs difficultés. C’est la pérennité de la ruralité qui est en jeu ».