|
« Privilèges » : Manon Bresch et Melvil Poupaud en quête de pouvoir dans les coulisses d’un palace de luxe sur HBO Max... |
1
Manon Bresch et Melvil Poupaud sont à l’affiche de "Privilèges" sur HBO Max. © Caroline Dubois/HBO Max
En décrochant un emploi au Citadel, l’un des plus grands palaces parisiens, Adèle Cherki (Manon Bresch), en liberté conditionnelle, est confrontée aux jeux de pouvoir qui prennent place dans les coulisses de l’hôtellerie de luxe. Dans « Privilèges », disponible ce vendredi 27 mars 2026 sur HBO Max, la jeune femme apprivoise ce milieu hostile.
En liberté conditionnelle, Adèle Charki (Manon Bresch) décroche un poste de bagagiste dans un célèbre et luxueux palace parisien. Dans Privilèges , la jeune femme intègre Le Citadel grâce à un programme de réinsertion mis en place par son directeur, Édouard Galzain (Melvil Poupaud). Une opportunité exceptionnelle pour la détenue issue d’un milieu défavorisé.
Rapidement, la découverte de cet endroit inconnu et hostile laisse place à l’observation minutieuse des jeux de pouvoir s’y cachant en coulisse. Derrière les apparences fastueuses, Adèle est propulsée dans une sphère prête à tout pour l’hégémonie, où employés ambitieux, clients influents et réseaux extérieurs cherchent tous à prendre l’ascendant.
Une place au service d’Édouard Gazlain
« En imaginant la série, on a réfléchi à un personnage qui, alors même qu’il est à l’opposé de ce monde de l’ultra luxe, va trouver une utilité, et peut-être même une place, en se mettant au service de ces gens qui la dominent », explique Vladimir de Fontenay, co-scénariste et co-réalisateur au côté de Marie Monge. Cette utilité, c’est auprès d’Édouard Gazlain qu’Adèle parvient à la trouver.
« Elle voit une main tendue, peut-être pas pour les bonnes raisons, mais en tout cas elle l’attrape, détaille Manon Bresch. Édouard est la première personne qui lui offre une possibilité de s’en sortir, et un ailleurs auquel elle ne pensait même pas avoir le droit de rêver. Et je pense qu’il va, sans s’en rendre compte, se reconnaître en elle. »
À travers un pacte tacite qu’elle noue avec le puissant directeur, la jeune femme parvient à s’imposer comme l’un des rouages essentiels de ce royaume du paraître. « Petit à petit, Édouard voit en elle une espèce de double beaucoup plus malin que les autres qu’il a eus entre les mains », précise Melvil Poupaud. Pour survivre dans Le Citadel, Adèle se met donc au service d’Édouard.
Quitte, parfois, à trahir ses convictions et se mettre en danger. « Cette ascension, c’est un enjeu de survie absolue, c’est une quête de liberté, confie Marie Monge. Elle doit tout reconquérir : sa liberté, son corps, son rapport à l’intimité, mais aussi une place dans la société. » Entre jeux de pouvoir, faux-semblants et lutte des classes, Privilèges propose un récit bien construit et haletant, malgré quelques clichés trop évidents qui entachent parfois sa crédibilité.
Le tout, porté par des personnages ambivalents et complexes, parfois cruels, parfois surprenants, mais en qui il est impossible d’avoir réellement confiance dans ce jeu social qu’est Le Citadel. « Nos personnages changent dès qu’ils franchissent le rideau du palace », résume ainsi parfaitement Manon Bresch.
Six épisodes, sur HBO Max.