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« Pourquoi tel commerce est ouvert et tel autre pas ? » À Nantes, l’incompréhension des clients... |
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Difficile d’y voir clair, samedi 31 octobre, dans les rues du centre commerçant de Nantes. Qui peut ouvrir ? Qui n’en a pas le droit ? © OUEST-FRANCE
À Nantes comme ailleurs, les clients eux-mêmes ont du mal à comprendre selon quels principes certains commerces restent ouverts, alors que d’autres doivent baisser le rideau, après cette décision liée au confinement.
Difficile d’y voir clair, ce samedi 31 octobre, dans les rues du centre-ville de Nantes. Sandra, 37 ans, vient d’acheter un peignoir dans un magasin de literie et linge de maison, dans la rue commerçante du Calvaire. « C’est quand même étrange », souligne la jeune femme. En effet, sur le trottoir d’en face, les grandes enseignes de prêt-à -porter ont fermé leurs portes.
Pour mémoire, les magasins dits « non-essentiels » doivent fermer leurs portes au public pour quinze jours au moins. Une décision prise par le gouvernement, dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19.
Contradiction
Les clients, eux-mêmes, questionnent le caractère « essentiel » de certains magasins, ouverts malgré l’interdiction. Ils étaient une quinzaine dans les allées du Bouchara, peu avant 19 h. « Je me demande bien sur quel principe légal un magasin de literie ou de linge reste ouvert, alors que les vêtements c’est non », soulève Pierre, qui en profite pour refaire son stock de serviettes de bain.
L’aspect contradictoire de la règle pose question. Pourquoi autoriser l’ouverture du rayon habillement du Monoprix, quand, dans la rue voisine, les vendeurs de vêtements indépendants doivent garder portes closes ?
« J’ai peur que le magasin soit fermé dans quelques jours »
Plus loin, dans la rue, quelques clients s’engouffrent dans le Maxi Bazar avant la fermeture. Dans ce grand magasin d’ameublement et décoration, on trouve de tout. Dans la vitrine, les figurines et guirlandes de Noël côtoient des fauteuils au design ergonomique.
Un comble pour Cédric, jeune papa, qui l’admet : « Je viens acheter de la décoration pour meubler la chambre du petit dernier. On a commencé les travaux pendant le premier confinement. Je profite aujourd’hui parce que j’ai peur que le magasin soit fermé dans quelques jours… »