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Pays fléchois. Un atlas pour mieux connaître la biodiversité du territoire... |
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Chargée de mission au Pays fléchois, Jennifer Pichonneau (à droite), ici au côté de Nadine Grelet-Certenais et de Nicolas Chauvin, se voit confier le pilotage de ce projet. © Le Maine Libre
Reconnu Territoire engagé pour la nature (TEN) en juin 2019, le Pays fléchois va lancer son atlas de la biodiversité. Un inventaire de la faune et de la flore, plutôt orienté vers les secteurs urbanisés. L’étude, qui impliquera les habitants, devrait durer deux ans et demi. Elle a été confiée au Centre permanent d’initiatives pour l’environnement vallées de la Sarthe et du Loir.
Le chantier est ambitieux. Il doit s’étaler sur deux ans et demi. En ce début d’année 2021, le Pays fléchois se lance dans la réalisation d’un atlas de la biodiversité sur son territoire. Un projet rendu possible par le fait que la communauté de communes a été reconnue Territoire engagé pour la nature (TEN) en juin 2019. Le seul label octroyé en Sarthe. Il y en a eu trois dans les Pays de la Loire
, précise Nicolas Chauvin, adjoint au maire de La Flèche et vice-président de la communauté de communes en charge de la commission environnement.
« Avoir une connaissance plus fine »
C’est un des axes importants de notre programme
, ajoute Nadine Grelet-Certenais, maire de La Flèche et présidente du Pays fléchois. La continuité de ce qui a été fait. La préservation de l’environnement et de la biodiversité.
Le Pays fléchois possède déjà des données. On connaît la Monnerie, le lac des oiseaux
, énumère Nicolas Chauvin. La réserve naturelle régionale du marais de Cré – La Flèche également. Cet atlas va permettre d’avoir une connaissance plus fine sur l’ensemble de la communauté de communes.
Avec cette volonté de ne pas mettre sous cloche
la faune et la flore qui présentent un intérêt patrimonial. Un travail sera mené avec l’office de tourisme afin de le faire connaître. Avec des sentiers de randonnée, des panneaux explicatifs…
Cet atlas est la première de huit actions concrètes qui vont être réalisées dans le cadre du label Territoire engagé pour la nature, label décerné pour une durée de trois ans. L’atlas va servir de base. Toutes les actions vont en découler.
Faire participer les habitants
Il va y avoir plusieurs axes
, poursuit Jennifer Pichonneau, chargée de mission TEN au Pays fléchois. D’abord un portrait de territoire. Ce que l’on connaît déjà . Puis voir où sont les manques, et lancer l’inventaire de l’ensemble des espèces.

Morgane Sineau, du CPIE, sera la référente de cet atlas de la biodiversité. Archives Le Maine Libre
Le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) vallées de la Sarthe et du Loir sera chargé de ce travail. Il s’appuiera sur des « référents communaux » sur l’ensemble du Pays fléchois. L’un des axes forts est aussi de mobiliser les citoyens
, poursuit Jennifer Pichonneau. Tout un programme de sensibilisation va être mis en place. L’objectif étant d’avoir une animation par commune et par an.
Le CPIE proposera ainsi aux particuliers de lui faire remonter des observations, selon un protocole bien précis sur la base des sciences participatives, comme il le fait déjà par exemple pour l’opération « Un dragon dans mon jardin », pour l’observation de reptiles et de batraciens.
Axé sur la nature en ville
Ce travail qui s’engage va porter essentiellement sur les zones urbanisées, la nature en ville. Ce qui permettra d’orienter notre façon d’intervenir en termes d’urbanisme
, explique Nicolas Chauvin. De le prendre en compte dans les projets d’aménagement
, ajoute Jennifer Pichonneau. Une fois l’atlas terminé, il viendra amender le récent Plan local d’urbanisme intercommunal du Pays fléchois.
En valorisant la faune et la flore de son territoire, le Pays fléchois espère, à terme, des retombées économiques en matière de tourisme. Le coût de cette étude est de 206 000 € HT. Il est financé à hauteur de 85 % par l’Office français de la biodiversité et la région Pays de la Loire.
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