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Parigné-l’Évêque. Quel avenir pour le service Direction des ressources humaines mutualisé ?... |
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Christel Touchard, nouvelle directrice des ressources humaines, mise à disposition par la commune de Changé, sera définitivement embauchée par la CDC au 1er avril. © Le Maine libre
La commune de Parigné, jugeant les services rendus insuffisants au prorata du coût pour la collectivité en 2020, a fait savoir en ce début février 2021, son intention de se retirer du dispositif mis en place par la communauté de communes.
Cela semblait une bonne idée : mutualiser le service des ressources humaines des communes du territoire du Sud-Est Manceau, au sein d’un service communautaire, afin de « créer des synergies permettant un enrichissement mutuel et une uniformisation optimale des pratiques dans la gestion des ressources humaines » comme le stipulait la convention passée avec la CDC.
Un dispositif mis en place le 1er janvier 2019
En 2018, les élus parignéens n’avaient pas hésité à voter la création de ce service pour une mise en œuvre le 1er janvier 2019 au même titre que Brette-les-Pins, Challes, Saint-Mars-d’Outillé et le Smiden. Or, la commune de Parigné-l’Évêque, jugeant les services rendus insuffisants au prorata du coût pour la collectivité : 40 000 € pour l’année 2019, 44 923 € pour 2020 (dus aux doublons de direction et licenciement), 42 900 € estimés pour 2021 plus environ 15 000 € pour le temps passé au sein de la collectivité en 2020, a fait savoir son intention de se retirer.
Pas de conditions de sortie
Ce qu’elle reproche, entre autres, au service : pas de présence du service dans les locaux de la mairie jusqu’en novembre 2021, entraînant des difficultés dans la gestion RH à cause du manque d’interlocuteur. Une méconnaissance du personnel de la collectivité. Un travail jugé insuffisant sur le volet formation. La convention ne prévoyait pas de conditions de sortie du service commun, ce qui laisse entrevoir une possibilité de sortie sans prise en charge par la commune
selon Nathalie Morgant, maire de Parigné.
Le problème, c’est que les autres communes et structures ne sont pas prêtes à prendre en charge la quote-part de Parigné-l’Évêque, et la CDC menaçait de porter l’affaire devant le tribunal administratif.
Lors du dernier conseil municipal, Nathalie Morgant, maire de Parigné, a souhaité reporter le vote mettant fin à la collaboration, afin de prendre le temps d’analyser en profondeur ce dossier
.
Le président de la CDC répond
Une décision saluée par Nicolas Rouanet, président de la CDC, qui admet que Le débat est logique et compréhensible, et le constat dressé est partagé
. Avec l’arrivée de Christel Touchard, nouvelle directrice des ressources humaines au 1er février à mi-temps, il demande de laisser le temps à la CDC de travailler sur ce dossier jusqu’en mai 2021.
Une échéance jugée trop lointaine vu les problématiques de réorganisation des services à Parigné-l’Évêque, et le départ à la retraite de la comptable le 15 mars.
Nicolas Rouanet indique avec regret : Si, en mai, constat est fait que le service mutualisé ne fonctionne pas, on le démantèlera ensemble. Un rétroplanning va être proposé pour annoncer une échéance plus claire
. Le dossier sera retravaillé rapidement, entre techniciens, puis avec les élus.
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