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« Montrer les espèces locales » : des poissons d’une rivière sarthoise réunis dans des aquariums... |
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Les aquariums de la Maison de l’eau au Mans comptent plusieurs centaines de poissons présents dans les eaux de l’Huisne. © Ouest-France
Depuis 1998, les aquariums de l’Arche de la nature au Mans (Sarthe), présentent plus de 30 espèces de poisson de l’Huisne, la rivière qui borde le site. Une façon de montrer la diversité des poissons qui bordent ce cours d’eau.
Depuis 1998, les aquariums de la Maison de l’eau de l’Arche de la nature du Mans reconstituent fidèlement le cours de l’Huisne, cette rivière sarthoise qui traverse le site. « L’objectif depuis le départ, c’est de montrer les espèces locales, celles qu’on ne voit pas forcément, même quand on vit à côté de la rivière », explique Michael Torché, responsable de la gestion des aquariums et animateur.
« La zone qui leur convenait s’est réchauffée »
Trois grands aquariums, chacun de 10 000 litres, permettent de suivre le trajet d’un poisson dans son habitat naturel, depuis les eaux froides des sources jusqu’aux zones plus lentes et plus chaudes de l’aval. « Chaque zone porte le nom d’un poisson typique et correspond à des conditions précises comme la température, l’oxygénation, la hauteur d’eau. Mais dans le milieu naturel, avec le réchauffement climatique, on observe que certaines espèces, comme les truites, remontent plus haut qu’avant. La zone qui leur convenait s’est réchauffée, et ça décale tout le monde », explique Michael Torché.
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Une trentaine d’espèces représentées
On y croise le barbeau, le chevesne, l’anguille, le brochet ou encore la perche. Les petits poissons sont hébergés à part, pour éviter la prédation. Au total, une trentaine d’espèces sont représentées, en tout, ce sont plusieurs centaines de poissons. Malgré l’impression d’encombrement que peuvent donner les aquariums, leur capacité est loin d’être saturée. « Ce qu’on présente là , c’est seulement 15 % de ce qu’on pourrait produire en élevage », rassure le responsable. « Alors quand des visiteurs nous disent que nos aquariums sont trop pleins, je leur dis que c’est une idée reçue. »