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« Mémoire vive » ce soir sur M6 : avant de perdre la mémoire, Clémentine Célarié solde le passé... |
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Clémentine Célarié dans "Mémoire vive". © Mika COTELLON/CALT STUDIO/M6
Une retraitée qui perd la mémoire. Une jeune policière qui retrouve la sienne. M6 innove ce mardi 18 février avec « Mémoire vive », une série où Clémentine Célarié a la vengeance maladroitement sanglante, mais assurément souriante.
Quand un diagnostic éveille une vocation de tueur en série. C’est ce qui arrive à Esther, incarnée par une Clémentine Célarié au top de sa forme, lorsque son médecin lui apprend qu’elle souffre de la maladie d’Alzheimer. Abattue par la nouvelle, Esther se voit alors proposer par son médecin de s’engager dans un projet. « Elle rentre chez elle et fait une liste de personnes à tuer… avant qu’elle n’oublie, complète la comédienne. Cela va être ça son projet ! Elle transforme une épreuve en quelque chose de puissant, de juste. »
Car Esther est une ancienne greffière à la retraite, témoin d’un crime qu’elle a passé sous silence. « Esther a été lâche. Foutue pour foutue, elle veut venger les victimes. » Mais sur sa route, Esther va croiser le personnage de Célia Legoff, une jeune capitaine de police jouée avec une belle énergie par Elisa Erka. « Célia enquête sur une série de meurtres. Et sur chaque cadavre, on retrouve un message qui lui est adressé, dévoile Elisa Erka. Ces messages la ramènent à sa mémoire, fracturée quand il s’agit de son enfance ».
« Mémoire vive » : un thriller sanglant mâtiné de comédie
Le travail d’adaptation fait sur Mémoire vive , minisérie diffusée dès ce mardi 18 février sur M6 , à la base une série turque, est très soigné. Les personnages sont hauts en couleur, voire poétiques pour un magnifique personnage secondaire, qui passe l’intégralité de la série sans prononcer un mot. Même si on sent venir l’issue de l’intrigue, la façon dont sont entremêlées les histoires nous maintient en haleine. Et puis, ce positionnement thriller sanglant mâtiné de comédie n’est pas commun à la télévision française. « On voit rarement un personnage tuer de sang-froid dans une série. En général, on arrive directement sur le cadavre, explique Clémentine Célarié qui s’est bien amusée dans ce rôle. Là , on voit le sang gicler… Mais on voit aussi toutes les maladresses de mon personnage. C’est fait avec humour et poésie. Et puis, c’est bien d’avoir confié à une femme ce rôle de tueuse en série. Il y a quelques années, cela n’aurait pas été le cas. »
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Clémentine Célarié : « Je suis bretonne via mon papa »
Même si elles tournent peu de scènes ensemble, Clémentine Célarié et Elisa Erka se sont vite adoptées. Avant le tournage, la seconde est allée à la rencontre de la première dans l’obscurité d’une salle de théâtre. « C’était important pour moi de voir Clémentine vibrer sur scène, raconte Elisa Erka. C’est une comédienne qui a le sens du présent, c’est-à -dire qu’elle joue avec tout ce qui se passe. Ce fut un vrai bonheur de tourner avec elle ». « Bonheur partagé ! Elisa, je la trouve belle et féminine en flic », enchaîne Clémentine Célarié. Le tournage de Mémoire Vive a eu lieu l’été dernier à Nantes, Saint-Nazaire et ses alentours (Loire-Atlantique). Cela n’a pas trop dépaysé Elisa Erka qui est originaire de Royan en Charente-Maritime. Quant à Clémentine Célarié, cette fiction a réveillé ses racines bretonnes. « Je suis bretonne via mon papa. Ma grand-mère était d’Illifaut dans les Côtes-d’Armor et j’adore cette région nantaise. Je la trouve magnifique. »
 M6 , 21 h 10.