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Mareil-sur-Loir. À la Bourrelière, des chevaux bien dans leur tête face à l’obstacle... |
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Marie Dufour est enseignante en équitation western. Elle animait cette journée découverte au côté d’Angélique Bralet. © Le Maine Libre
L’écurie de la Bourrelière, située à Mareil-sur-Loir, accueillait dimanche 28 février 2021 une journée découverte du mountain trail. Une discipline destinée à développer la relation entre le cavalier et son cheval, et permettre à l’équidé de mieux appréhender les obstacles qui se présentent à lui, en concours ou lors de randonnées.
Angélique Bralet a découvert le mountain trail lors d’un stage. C’était à Cowboy Legend, à Beaumont-Pied-de-Bœuf.
La discipline est récente. Elle est proposée au niveau de la Fédération française d’équitation
, poursuit la directrice de l’écurie de la Bourrelière, à Mareil-sur-Loir. Dimanche 28 février, elle proposait une journée découverte, à laquelle ont participé une dizaine de cavaliers venus avec leurs chevaux.
Créer une relation de confiance avec le cheval
Marie Dufour, enseignante en équitation western en Mayenne, animait ce stage au côté d’Angélique Bralet. L’intérêt du mountain trail ? C’est un bon moyen pour préparer les chevaux à l’extérieur. Créer une relation respectueuse et de confiance avec le cheval.
Les cavaliers présents ce dimanche découvraient la discipline. L’initiation passe d’abord par un passage en revue de toutes les bases de l’éducation. Et une fois que le binôme est prêt, que le cheval est concentré, on va lui présenter la difficulté
, explique Marie Dufour.
« Le cheval est naturellement claustrophobe »
Le mountain trail peut se pratiquer en concours. Le cheval et son cavalier doivent alors franchir un certain nombre d’obstacles, à pied ou monté. C’est l’avantage
, poursuit Angélique Bralet, qui a fait un stage pour devenir juge de mountain trail au sein de la fédération. On peut proposer le même parcours qui sera noté de la même façon avec le cavalier à pied. Cela permet au cavalier, s’il n’est pas trop rassuré, de commencer à pied, puis de le faire à cheval.

Travail à la longe au plus près du cheval, avant d’attaquer les obstacles. Le Maine Libre
Les obstacles que le cheval appréhende le plus ? La tranchée
, explique Marie Dufour. Parce qu’elle est profonde, qu’elle rentre dans la terre et qu’il y a un angle droit au bout et donc, il ne voit pas la sortie. De plus, c’est un passage étroit et le cheval est naturellement claustrophobe.
D’autres difficultés, qui ne sont pas encore présentes sur le terrain d’Angélique Bralet, sont le pont de singes par exemple, ou le pont à bascule
.
La relation avec son cheval au quotidien
Pour les cavaliers, la finalité n’est pas forcément le concours. L’intérêt, c’est dans la relation avec son cheval au quotidien, et pour tout ce qui concerne les sorties extérieures. On ne peut pas forcer un cheval à franchir ce dont il a peur. Au cavalier de l’amener à réfléchir devant l’obstacle pour qu’il apprenne à le passer.
Récente, cette discipline va devenir l’une des activités proposées par Angélique Bralet à Mareil-sur-Loir. Avec des demi-journées proposées. Plus les chevaux seront disponibles, plus on augmentera le niveau de difficulté.
Le mountain trail s’adresse à tout type de monte, classique ou western. L’avantage, c’est aussi que les parents peuvent venir avec leurs enfants.
L’activité peut également se décliner pour les séances de médiation par le cheval proposées à l’écurie de la Bourrelière, notamment auprès des personnes souffrant d’un handicap.
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