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« Lors d’une balade, la chienne a sauté sur un marcassin… puis l’a adopté comme son propre petit »... |
Courrier des lectrices et des lecteurs. « Nous nous promenions près de Metz (Moselle) avec mon beau-frère Jean, toujours suivi de Dicky, sa chienne, un magnifique berger allemand. Sous les arbres, soudainement, une laie suivie de ses trois petits marcassins nous a surpris… »
Dans le cadre de notre rubrique « Courrier des lectrices et des lecteurs », Monique David (Côtes-d’Armor) nous livre cette histoire émouvante :
« C’était par un bel après-midi ensoleillé dans l’est de la France. Nous voilà partis, ma grande sœur, son mari et moi, pour la récolte des mirabelles savoureuses, jaunes, sucrées, plus grosses à Metz (Moselle) que celles de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Notre petit village, un peu plus bas, sentait bon les fruits mûrs.
Mon beau-frère Jean était toujours suivi de Dicky, sa chienne, un magnifique berger allemand. Sous les arbres bourdonnant d’abeilles et de guêpes, soudainement, une laie suivie de ses trois petits marcassins nous a surpris.
La chienne a bondi sur le petit dernier, qui poussait des grands cris. Jean, pour faire lâcher prise à Dicky, lui a mordu l’oreille pas méchamment – juste pour qu’elle lâche sa proie. Bébé marcassin a retrouvé le calme dans mes bras et la chienne est venue le lécher doucement, comprenant très vite qu’elle en serait héritière et responsable. Il s’appellera Peter.
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« À vélo avec la chienne et le marcassin »
Rentrés à la maison, nous préparons vite un bon biberon. Mon Dieu, quel bel appétit… Puis, ô bonheur, le marcassin s’est endormi dans les pattes de Dicky, qui n’osait plus bouger, déjà mère adoptive. Attentive et prévenante, la chienne a su l’être tant que Peter ne savait plus s’il était un petit sanglier ou petit chien. Peu importe.
Peter, désormais, dormait sur le même tapis que Dicky. Il grandit, prit du poids, petit à petit, nourri aux pommes de terre, aux fruits mirabelles, quetsches, glands et champignons, il y prit goût en grognant de plaisir.
Dans le village, Jean allait à vélo, mais toujours suivi de Dicky et… Peter. Nos voisins aimaient cet aimable spectacle et en souriaient.
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« La chienne lui manquait »
Un jour, de mauvaise grâce, Jean a dû quitter la région pour son travail. Peter, confié dans une ferme, s’y est trouvé séparé de Dicky et franchement s’y est ennuyé. La chienne lui manquait…
Très tôt un matin, après avoir défoncé la clôture, il prit la clef des champs. Alors qu’il traversait un jardin à vivre allure, un homme ouvrant ses volets le vit et, rapidement, l’a ajusté à sa carabine.
Dicky en est morte de chagrin. »
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