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« La Rivière des disparues » sur Max : Amanda Seyfried en policière dans une Amérique fracturée... |
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Amanda Seyfried tient le rôle principal dans « La Rivière des disparues ». © David Holloway/Peacock/Sony Pictures Television
L’actrice américaine Amanda Seyfried endosse l’uniforme de policière dans « La Rivière des disparues », mini-série qui nous plonge dans les quartiers de Philadelphie aux États-Unis où la drogue fait la loi. À voir sur Max, dès ce jeudi 27 mars.
Mickey (Amanda Seyfried), policière patrouillant dans un quartier de Philadelphie (États-Unis) rongé par la crise des opiacés, se retrouve confrontée à une série de meurtres de jeunes femmes. De quoi particulièrement la toucher, alors que sa sœur, toxicomane, est introuvable…
Disponible dès ce jeudi 27 mars sur la plateforme Max, La Rivière des disparues est un polar en huit épisodes, adapté du roman éponyme de Liz Moore. Loin d’un thriller haletant, la mini-série est caractérisée par un rythme assez lent et une immersion très progressive. Il y a l’enquête, la trame familiale, puis, en toile de fond, la misère sociale et la drogue omniprésentes. Mais exit le sensationnalisme et la commisération. Le sujet est traité avec humanité, donnant un nom et une voix à ceux qui sont souvent réduits à des silhouettes anonymes. Présente au festival Séries Mania de Lille (Nord) pour présenter la série, l’actrice américaine Amanda Seyfried (Lolita Malgré moi, Mamma Mia, Les Misérables…) s’est confiée sur son rôle.
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Ce quartier, où se déroule l’histoire, est un vrai personnage de la série. Le connaissiez-vous ?
J’ai souvent été à Philadelphie étant petite, mais je suis allée pour la première fois dans le quartier de Kensington pour ce projet. J’ai accompagné des policiers, ça m’a ouvert les yeux. C’est un quartier dont les gens ont peur, qui doit être évité, car la drogue y circule beaucoup. Mais j’ai surtout été impressionnée par la résilience des habitants, c’est une vraie communauté. Je me suis sentie ignorante au début… Mais c’est aussi pour ça qu’on fait cette série ! Ce n’était pas possible de tourner dans le vrai quartier, mais la production a trouvé des coins très similaires à Brooklyn, je me suis vraiment sentie comme si j’étais là -bas.
En quoi Mickey, votre personnage, pouvait être un défi à interpréter ?
Mon Dieu ! Être dans la peau de Mickey était incroyable. C’est un personnage très accessible, auquel on peut s’identifier. Il fallait travailler pour être crédible en tant que policière, et interpréter un personnage à la fois très réaliste mais qu’on a aussi envie d’aimer, de suivre. C’était un défi difficile ! J’ai rencontré des femmes policières et mères célibataires, comme mon personnage. C’était très formateur.
Quand Mickey éprouve un stress intense, elle dissocie. Vous-même aviez déjà évoqué votre anxiété, comment avez-vous travaillé cet aspect du personnage ?
En effet, je suis atteinte d’un trouble obsessionnel compulsif. Mickey souffre de traumatismes, elle est entourée par la maladie, l’addiction, mais c’est très différent de moi. Je peux avoir des crises de panique, mais ce n’est pas pareil que la dissociation. J’ai donc fait des recherches là -dessus, je devais comprendre à quoi ça ressemblait, or, ça peut prendre beaucoup de formes différentes. Une nouvelle chose que j’ai apprise !
Quel est le message que vous voulez faire passer dans cette série ?
L’histoire de chacun est différente. Mais il y a tellement d’universalité, surtout quand on grandit dans une famille où un membre est touché par une addiction. On peut tous s’identifier à ça, et donc se sentir moins seul.
Disponible sur Max.