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« La proximité avec l’animal me plaît » : ce photographe sarthois évoque sa passion pour la nature... |
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Patrick Houalet, 61 ans, participe à l’exposition photo de Bercé, naturellement. © Ouest-France
L’exposition permanente d’une vingtaine de clichés de l’association Bercé, naturellement, à Marigné-Laillé (Sarthe), se poursuit dans le centre-bourg. Une occasion de rencontrer un photographe passionné : Patrick Houalet.
Jusqu’en octobre 2025, Bercé naturellement propose de nombreuses animations à Marigné-Laillé (Sarthe), dont une exposition réunissant les clichés de plusieurs photographes. Patrick Houalet, 61 ans, y participe.
Qu’est-ce qui vous a amené à exposer vos photos ?
J’ai été contacté par l’un des organisateurs, Rémi Lépinay, pour participer à l’exposition photographique sur la nature. Pour moi, ce fut avec grand plaisir de participer, de partager des images de faune et de nature de notre patrimoine local, de faire découvrir aux publics les animaux qui se trouvent autour de nous et parfois méconnus de certain.
Racontez-nous votre passion pour la photographie ?
Je viens d’un petit village, Nogent-le-Bernard. Depuis que je suis tout jeune, j’ai toujours aimé la nature et la faune et la flore de nos campagnes, dont je suis issu. Mes parents m’ont transmis cette passion, ainsi qu’un ami du même village qui m’emmenait découvrir cette faune. Lui avec son appareil photo, moi avec mes yeux. Une passion qui ne m’a plus quitté : j’observais les animaux uniquement avec ma paire de jumelle. Et puis avec mes premiers salaires, j’ai acheté mon premier appareil photo d’occasion car j’avais envie d’immortaliser la nature par le biais des images pour la faire découvrir aux gens qui m’entouraient. Je trouve que c’est un bon moyen de partager ma passion avec des images faites plutôt le matin très tôt ou en fin de soirée, les lumières étant beaucoup plus douces et meilleures. C’est également à ces heures que les animaux sont le plus actifs. La proximité avec l’animal me plaît beaucoup, mais aussi faire des images sans être trop proche, faire découvrir le milieu où l’animal vit pour le mettre en valeur.
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Dans quelle circonstance a été réalisée cette photo ?
C’est pendant une matinée d’affût que j’avais observé ce pouillot véloce venir très régulièrement sur le roncier, avec de la nourriture dans le bec pour les jeunes oisillons. En fait, il capturait des petites chenilles sous les feuilles d’un chêne à proximité avant de rejoindre le roncier. Alors, j’ai changé légèrement mon matériel d’orientation, tout en restant à l’affût pour ne pas déranger, c’est primordial ! Bien caché sous mon filet de camouflage, le petit pouillot véloce continuait ses allers-retours en se perchant très régulièrement sur une tige de ronce morte qui lui servait d’observatoire avant d’aller nourrir, pas du tout inquiet par mon téléobjectif ! J’avais envie de faire des images de pouillot véloce. Comme son nom l’indique, il est toujours en mouvement, donc pas si facile que ça à photographier, puis il fait partie des plus petits oiseaux de chez nous (8 g), une façon de faire connaître ce petit passereau migrateur.
Les rendez-vous du bocage, jusqu’en octobre. Programme complet des animations sur : https://bercenaturellement.jimdofree.com/