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La Flèche. Il milite pour la réserve communale... |
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Johnny Monnier est coordinateur national de la Réserve communale de Sécurité civile. © Le Maine Libre
Sapeur-pompier honoraire, Johnny Monnier œuvre depuis une vingtaine d’années au sein de la Sécurité civile. Ce Fléchois est coordinateur national des réserves communales de Sécurité civile. Un dispositif proposé aux collectivités, en renfort face à certains risques majeurs. Mais qui peine à se développer.
La réserve communale de sécurité civile, c’est le cheval de bataille de Johnny Monnier. Ce sapeur-pompier honoraire œuvre depuis une vingtaine d’années au sein de l’Observatoire citoyen de défense et de sécurité.
Ce Fléchois est aussi coordinateur national des réserves communales de la Sécurité civile. Je suis chargé de créer des coordinations dans toutes les régions de France, et de nommer des coordinateurs dans tous les départements.
La réserve communale regroupe des citoyens tous volontaires ou bénévoles, qui peuvent être mobilisés en appui des pouvoirs publics face à des risques majeurs, comme les inondations, le risque chimique, mais ils ne font pas de secours
, précise Johnny Monnier. Ils se mettent à disposition. Lors d’inondations, par exemple, pour aider à mettre des meubles en hauteur, évacuer des personnes…
Peu de réserves en Pays de la Loire
Créée en 2005, la réserve communale peut être mise en place par une ville. Mais à l’inverse du plan de sauvegarde communal, elle n’est pas obligatoire. Dans la Sarthe, il y en a à La Quinte, Écommoy et Montval-sur-Loir, qui ont été activées dans le cadre du Covid-19. En Pays de la Loire, la mayonnaise ne prend pas trop. Sauf en Vendée, où j’en ai sept à créer. Le département est très demandeur
.
Il n’en existe pas à La Flèche. Mais la question pourrait bien être soulevée à l’avenir. Nicolas Magué, récemment élu au conseil municipal sur la liste de Christophe Beaupère, est depuis 15 jours le coordinateur départemental de ces réserves communales pour la Sarthe.
Un courrier adressé à tous les maires
Les critères pour être volontaire dans une réserve communale sont de connaître les bases du secourisme. On travaille sur un référentiel formation, avec des moniteurs dans toute la France
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Mais pour être volontaire, il faut que la commune de résidence vote la création de cette réserve. C’est pourquoi Johnny Monnier milite pour que cela devienne obligatoire, et un courrier va être adressé à tous les maires de France, car beaucoup ne la connaissent pas, ou ne savent pas comment l’organiser ».
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