|
La Ferté-Bernard. Au lycée Robert-Garnier, les lycéens s’exercent sur des vrais moteurs... |
2
Les lycéens de la section maintenance automobile pourront s’exercer sur les pièces offertes par BMW. © Le Maine Libre
La concession BMW Mini du Mans a offert au lycée Robert-Garnier de La Ferté-Bernard des pièces qui serviront à la formation des élèves. Pour la direction du lycée, il s’agit de donner aux étudiants un cadre de travail proche de ce qu’ils trouveront en sortant de formation.
Dans l’atelier du lycée Robert-Garnier à La Ferté-Bernard, tout est rangé ce jeudi 6 mai après-midi pour accueillir le don de la concession mancelle du constructeur automobile BMW : plusieurs pièces dont un moteur d’une valeur de 8 000 à 9 000 €. C’est toujours super d’avoir du matériel de qualité pour faire travailler les élèves
, se félicite Gilles Noël, proviseur de l’établissement. C’est bien de venir perturber le schéma habituel, j’imagine que vous travaillez beaucoup avec des moteurs Renault, Peugeot ou Citroën
, plaisante Christophe Voisin, directeur après-vente du groupe Legrand, venu remettre le don.
+ La Ferté-Bernard. Covid-19 : plongez virtuellement au cœur du lycée Robert-Garnier
Au plus près de la vie réelle

Dans l’atelier, le lycée veille à offrir aux élèves des machines sur lesquelles ils travailleront en sortant de formation. Le Maine Libre
Car pour travailler, les 60 élèves de la seconde à la terminale de la filière maintenance des véhicules, option automobile, du lycée Robert-Garnier ont besoin de matériel. On travaille sur des voitures qui ont beaucoup de kilomètres et qui repartent difficilement dans le réseau français, on a des partenariats avec certains garages »,
explique Richard Forget, professeur. Et l’atelier du lycée a tout d’un garage professionnel, nécessaire pour mettre les élèves en conditions réelles.
Quand on reçoit les moteurs, on les met sur un banc et les jeunes travaillent dessus. C’est comme s’ils étaient dans la voiture, mais c’est plus accessible.
Les élèves observent ensuite comment ils sont dessinés, leur taille, le nombre de cylindres puis les démontent pour regarder en détail les technologies de chacun comme les contraintes de pollution, par exemple.
Et tous ces équipements ont un coût. Dernier investissement pour le lycée : un banc de géométrie parallélisme moderne à 10 000 €. L’objectif pour nos élèves c’est que quand ils arrivent au garage après leur formation, ils soient le plus pointus possibles pour répondre au mieux aux demandes des clients,
explique Gilles Noël. Et tous ces équipements, on les finance surtout grâce à la taxe d’apprentissage.
Téléchargez la nouvelle appli des médias du groupe Sipa Ouest-France
Former les techniciens de demain
Le don de BMW permet au lycée d’économiser quelques deniers mais donne aussi au constructeur l’occasion de sensibiliser les étudiants aux technologies qui lui sont propres. Sur le plan national, nous sommes très attentifs à recruter derrière des gens que vous avez formés
, explique Christophe Voisin au proviseur du lycée. On a besoin de centaines de techniciens, il y a un déficit et on croit beaucoup en l’apprentissage.
En apprenant sur les moteurs de plusieurs constructeurs, les élèves deviennent plus performants et prêts à travailler partout. La formation de base est généraliste et ensuite ils apprendront les spécificités techniques de chaque marque. Il faut se mettre au goût du jour pour que nos élèves travaillent avec des moteurs et des pièces qui existent encore.
En sortant de formation, tous trouvent facilement du travail dans un secteur qui recrute.