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« J’ai trouvé des ruches dans un grenier par hasard » : l’apiculture est devenue sa passion... |
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Jean-Paul Buchot, nouveau président de l’Usas. © Le Maine Libre
Jean-Paul Buchot devient président de l’Union syndicale apicole sarthoise (Usas). L’apiculture est une vraie passion pour ce Sarthois.
Jean-Paul Buchot, 64 ans, Sarthois d’origine, a pris la succession de Luc Rigal à la présidence de l’Union syndicale apicole sarthoise (Usas) en décembre 2025. Il est adhérent depuis 2017 et membre du conseil d’administration depuis 2019.
Le Maine Libre : Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’apiculture ?
Jean-Paul Buchot : « Informaticien industriel et électricien, j’avais des collègues apiculteurs. Par hasard, j’ai trouvé des ruches dans un grenier. Cela a tout déclenché. J’avais le terrain, les ruches… et l’envie. J’ai commencé par aller au rucher école de l’Usas à La Chapelle-Saint-Aubin et j’ai suivi les cours avec mon épouse. J’y ai appris à gérer mes ruches. Quand on est apiculteur, c’est une passion. »
Comment se passe votre récolte de miel ?
« J’ai installé quatre ruches près de Sillé-le-Guillaume. Je récolte leur miel en ne prélevant qu’un minimum pour la résilience de la colonie. L’été 2025 fut une catastrophe due au frelon asiatique à pattes jaunes. Beaucoup de colonies ont été décimées chez nos collègues. Quand je récolte le miel, je le consomme et j’en donne à la famille et aux amis. Chez nous cela se passe en famille, les visites des ruches, la récolte et même les piqûres. »
Parlez-nous de l’Usas…
« L’Usas a 350 adhérents. Nous formons et conseillons les apiculteurs. La formation se passe sur deux années, initiation et perfectionnement. Les cours de perfectionnement ont repris le 21 janvier avec 24 participants. On démarre la saison des cours d’initiation samedi 7 février avec 24 personnes. Cette année, nous allons créer un atelier gestes et postures animé par un spécialiste pour que les adhérents apprennent à bien manipuler les ruches, les hausses pendant la récolte… et éviter des problèmes de dos entre autres.
On constate aussi qu’il y a davantage de femmes et de participants plus jeunes. On gagne un an en âge moyen chaque année. »