|
« J’ai perdu ma fille sur cette route » : cet habitant alerte sur la dangerosité de la RD77... |
1
Michel Coutelle dénonce la dangerosité de la route pour les piétons. © Le Maine Libre
En ce mois d’août 2023, cela fait quatre années que Michel Coutelle alerte sur la dangerosité de la route qui relie le domaine de Chardonneux au bourg de Saint-Biez-en-Belin, et ainsi éviter un autre drame.
Michel Coutelle a décidé de reprendre son bâton de pèlerin pour faire bouger les choses : « Malheureusement, je connais trop la dangerosité de cette route, ayant perdu ma fille alors qu’elle n’avait que 14 ans. En descendant du car scolaire, elle a été renversée sur la route de Saint-Gervais-en-Belin ».
Un projet mobilité
Il emprunte régulièrement la route qui relie la commune de Saint-Biez-en-Belin au rond-point Belle-Croix pour se rendre à Yvré-le-Pôlin ou Château-l’Hermitage où il est domicilié, Michel Coutelle est témoin de la dangerosité de cette portion de la route. « On voit régulièrement les habitants du domaine de Chardonneux qui empruntent cette route départementale 77 chaque jour pour accompagner leurs enfants à l’école située dans le bourg. Cette portion de route est particulièrement dangereuse en l’absence de signalisation, de chemin piétonnier et du manque de visibilité dû à sa sinuosité. Les parents et leurs enfants sont obligés de marcher sur la route, ce qui pose un problème évident de sécurité  » se désole-t-il.
Acquisition d’une emprise ?
Michel Coutelle alerte une nouvelle fois le maire de Saint-Biez-en-Belin, Jean-Claude Bizeray, sur son pouvoir de police et sa responsabilité si un accident devait arriver.
Pour la première fois, Michel Coutelle a pu être entendu par le premier magistrat de la commune et espère que les choses puissent avancer. « Nous sommes en réflexion, j’ai déjà pris contact avec le Département au sujet d’un projet mobilité. J’ai un rendez-vous cette semaine avec leurs services » informe Jean-Claude Bizeray, qui sait que son budget est restreint et que les compétences sont celles du Département, mais sans doute faudra-t-il acquérir une emprise pour permettre un chemin piéton  ».
Michel Coutelle a également contacté Marie-Pierre Brosset, conseillère départementale, vice-présidente de la mobilité et des infrastructures routières, « J’ai été écouté et j’espère que cette fois mon alerte sera prise au sérieux ».