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« Go slow, l’inverse du go fast » : quatorze prévenus devant le tribunal du Mans pour un vaste trafic de stupéfiants... |
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Un important trafic de stupéfiants sera à l’ordre du jour du tribunal correctionnel du Mans, dès jeudi 12 février 2026. Le procès est programmé jusqu’au vendredi 20 février. © Ouest-France
Un procès de plus d’une semaine, lié à un trafic de stupéfiants, va s’ouvrir, jeudi 12 février 2026, au tribunal correctionnel du Mans, dans la Sarthe. Quatorze prévenus sont attendus.
Ils seront quatorze prévenus à comparaître. Dès jeudi 12 février 2026 à 9 h, une grosse affaire de stupéfiants, principalement du cannabis, se tiendra au tribunal correctionnel du Mans dans la Sarthe. Sur plusieurs jours. La fin de procès est prévue le vendredi 20 février. Parmi les prévenus, dix sont incarcérés pour ce dossier dans les maisons d’arrêts de Coulaines dans la Sarthe mais également à Laval, Rennes, Caen ou Tours.
Deux sont sous contrôle judiciaire et deux autres sous mandat d’arrêt. Selon leur rôle à chacun, il leur est reproché notamment du transport de stupéfiants, de la détention, de l’offre ou cession. Les faits s’étalent de janvier 2022 à juillet 2024.
« La spécificité de ce dossier est la pratique du go slow, l’inverse du go fast. Des personnes vont être embarquées, comme des mères de famille, pour faire des trajets tranquilles. Plein de gens ne se connaissent pas. Il y a aussi des voitures ouvreuses, explique Maître Hériveaux, une des avocates de cette affaire. C’est un dossier à branches. Une partie concerne l’Espagne. Et les faits ont pu se dérouler en Sarthe, dans la Touraine, à Perpignan dans les Pyrénées Orientales ou encore à Toulouse en Haute-Garonne. Avec des trajets comportant des centaines de kilos. »
Cinq femmes déjà jugées
Dans cette affaire, cinq femmes ont déjà été jugées, le 30 janvier, en CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité). « Celui qui serait à la tête du réseau a été interpellé il y a moins d’un mois. Il va sans doute demander le renvoi du dossier pour sa partie car il n’a pas encore été entendu », poursuit Maître Hériveaux.