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Élections régionales. Le Sarthois Dominique Amiard rejoint François de Rugy... |
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François de Rugy confie la tête de liste Lrem en Sarthe à  Dominique Amiard (photo), conseiller régional sortant, et à Auriane Rezé-Duclos. © Le Maine Libre DENIS LAMBERT
À un mois et demi des élections régionales programmées les 20 et 27 juin, François de Rugy a choisi ce jeudi 6 mai le restaurant Libertalia à Là Visitation pour dévoiler le volet sarthois de sa campagne.
Chef de file de la République en Marche dans les Pays de la Loire, l’ex-ministre de la Transition écologique et actuel député Lrem accueilli par les députés Damien Pichereau (Lrem) et Pascale Fontenel-Personne, (MoDem), présentait ce jeudi 6 mai 2021 ses deux têtes de listes sarthoises et les axes majeurs de son programme.
Dominique Amiard et Auriane Rezé-Duclos aux commandes
En Sarthe, Dominique Amiard, 58 ans, (Mouvement radical) et Auriane Rezé-Duclos (Lrem), défendront les couleurs de la majorité présidentielle lors de ce scrutin. Le premier, élu régional sortant (Mouvement radical) et ex-allié du parti socialiste, brigue un troisième mandat, cette fois-ci sous la bannière des Marcheurs. Moins connue des Sarthois que le maire de Cures, vice-président de l’association des maires de la Sarthe, Auriane Rezé-Duclos, 32 ans, attachée parlementaire de Damien Pichereau, part à la conquête d’un premier mandat à la Région.
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En Sarthe, François de Rugy mise donc sur l’alliance de l’expérience et du renouveau pour défendre un programme dont le maître mot est Progrès
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Reçu dans un restaurant clos par le confinement depuis octobre dernier, François de Rugy a évoqué en préambule les mesures qu’il préconise à l’échelle régionale en faveur d’un secteur à l’arrêt. Lorsque l’activité reprendra, les professionnels auront besoin d’investir. Grâce à un livret d’épargne populaire créé auprès des habitants de la région, nous pourrions soutenir cette reprise.
« Marier l’écologie et l’économie »
Le député nantais a plus largement exposé l’ossature de son programme économique, ciblant à chaque fois sans le nommer son adversaire Matthieu Orphelin, ex Lrem. Les trajectoires politiques exactement inversées des deux hommes ont laissé visiblement peu de points communs.
Moins de voitures, d’avions, de bateaux de croisières signifient moins d’activité économique sur nos territoires. Soit on prône la décroissance soit on marie l’écologie et l’économie. Les discours anti transport aérien, c’est devant les salariés d’Airbus et des sous-traitants qu’il faut les prononcer », glisse François de Rugy, défendant également les filières agroalimentaires, comme les projets de méthanisation ou les éoliennes.«
«
Ce sont des questions de fond lourdes de conséquences. À l’ère du numérique, comment peut-on imposer des moratoires à la 5G ? ».
Quant au manque d’ancrage local de sa famille politique, le chef de file Lrem y lit au contraire un atout. C’est une chance. Élu, je serai libre, à l’abri de tout favoritisme partisan
, plaide le candidat qui mise sur l’expérience de Dominique Amiard en matière d’aménagement du territoire. La Région est un bon échelon pour exercer des solidarités territoriales, les affiner selon les attentes, que cela concerne les transports, l’accès aux soins ou la formation.
Décidé à s’affranchir de clivages politiques droite-gauche dépassés
, François de Rugy fait sienne la formule de Pierre Mendès France : Être radicalement modéré et modérément radical
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